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Wednesday, September 14, 2016

Sortir et Faire La Fête à Jakarta (2016)

Nous n'avons pas mis à jour ce blog depuis des années et cela et bien dommage. Quelques boites de nuits et bars, tels que B.A.T.S, CJs, Dragonfly, Blowfish, 999, Nu China ou le Golden Crown existent encore. La plupart des autres ont fermés, et en particulier le Stadium.

Cet article est une mise à jour complète qui guidera les fêtards Francophone à Jakarta en 2016. Si vous avez des questions particulières, vous pouvez aussi m'envoyer un email à thibaud@jakarta100bars.com ou laisser un commentaire en bas de page.

Arriver à Jakarta
Les vols internationaux arrivent à l'aéroport de Soekarno-Hatta, dans la ville de Tangerang, à 30 kilomètres de Jakarta. Depuis 2016, le visa touriste est gratuit donc il n'y a aucune démarche spécifique à entreprendre sauf si vous restez plus de 30 jours.

Dès que vous passerez la douane de l'aéroport, des chauffeurs indépendants vous proposeront de vous emmener en centre-ville pour un prix allant de 150 000RP-200 000RP. J'en prends parfois un quand il y a trop de monde à la file des taxis, mais c'est plus cher et, parait-il, plus dangereux.

Les taxis coûtent autour de 120,000RP-150,000RP (si c'est beaucoup plus c'est qu'il y a quelque chose qui cloche). Les marques recommandées sont les Blue Bird ou Express mais ils sont parfois difficiles à trouver. Une petite mafia, sans doute avec la complicité des autorités, limite leur nombre et favorise des compagnies peu connues. Vous pouvez dès lors soit attendre patiemment qu'un Blue Bird ou un Express arrive, ce qui peut prendre 2 minutes comme 30 minutes, soit prendre un taxi lambda à condition qu'il accepte de mettre le compteur. Il faut ensuite rajouter au prix de la course environ 15,000RP de frais d'autoroute.

Pour éviter d'attendre trop longtemps et pour payer moins cher, je prends souvent Uber, tout en essayant d'être discret car les autres taxis leur font la guerre. Un Uber jusqu'au centre coute environ 100 000RP.

Se déplacer dans Jakarta
Les embouteillages de Jakarta rendent les déplacements quasi-impossibles en journée, mais la circulation s'améliore nettement après 21h ou 22h. A minuit, vous pouvez aller sans problème d'un bout de la ville à un autre en une trentaine de minutes.

J'utilise principalement 4 moyens de transport à Jakarta:

- Les taxi motos ou ojeks sont très pratiques car il y en a de partout, à toute heure et pour pas cher. Vous pouvez les commander en téléchargeant les applications Grab et Go-Jek. Je préfère Grab car elle permet d'appeler aussi des taxis et voitures avec chauffeurs.

- Les taxis sont très nombreux à Jakarta et ne coûtent pas trop cher. Mis à part aux heures de pointe (18h-19h), il est très facile d'en trouver dans le centre ville. 30 minutes de trajet vous couteront dans les 5 euros. Comme indiqué plus haut, Blue Bird est la compagnie la plus fiable mais il ne faut pas avoir peur d'en prendre d'autres tant que la voiture est bien entretenue et que le chauffeur accepte de mettre le compteur. Les pires taxis sont ceux situés juste à la sortie des boites de nuit: Pour les éviter c'est facile, il faut juste marcher une centaine de mètres et attendre qu'un autre taxi arrive.

- Les voitures avec chauffeurs, que vous pouvez commander avec Uber ou Grab, sont une très bonne alternative aux taxis car elles sont souvent jusqu'à 30% moins chères.

- Contrairement aux idées reçues, le réseau de transports en commun est assez développé à Jakarta et avec beaucoup de patience vous pouvez aller partout où vous le souhaitez. Il n'y a pas de plan d'ensemble donc le mieux est de demander à des Indonésiens pour les directions. Les bus ne sont ni propres, ni pratiques, ni confortables, sauf le réseau Transjakarta dont j'utilise souvent la ligne 1 reliant Blok M à Kota. Le billet coute moins de 30 centimes d'euro et le service fonctionne 24h sur 24 (avec moins de fréquence de 22h à 5h du matin).

Les quartiers de Jakarta pour sortir
La plupart des endroits intéressants de Jakarta sont situés le long d'une ligne Nord/Sud de 15 kilomètres qui lie Kota Tua (la vieille ville) à Kemang (le quartier expat). Cet axe correspond aux avenues de Jalan Gadja Madah, Jalan Hayam Wuruk, Jalan Thamrin et Jalan Sudirman.

Les boites de nuit des quartiers du nord, comme Glodok ou Mangga Besar, sont plutôt fréquentés par des clients masculins et Indonésiens. La drogue ainsi que la prostitution y sont monnaie courante. Les filles que vous rencontrerez en boite sont souvent des prostituées. Elles travaillent dans des karaokes, des salons de massage ou bars à striptease comme le Malioboro ou l'Alexis.

Au fur et à mesure que l'on arrive dans le Sud, à partir du centre commercial Sarinah, la ville change et devient plus moderne. C'est le début du quartier des affaires avec ses centres commerciaux et ses gratte-ciels modernes. Ici, vous trouverez beaucoup de bars et boites branchés, en particuliers dans les quartiers le long de Jalan Sudirman et Jalan Rasuna Said, à SCBD, à Mega Kuningan, à Senayan, à Senopati.

La prostitution y est présente mais de manière plus discrète. La plupart des filles sont "normales" et cherchent à s'amuser librement.

Ou dormir près des boîtes de nuit?
Pour éviter de passer trop de temps dans les embouteillages, il est essentiel de choisir un hôtel qui soit situé près du centre de Jakarta. En journée, faire un kilomètre peut parfois prendre jusqu'à une heure.

Je vous recommande de vous placer le plus près possible du couloir Nord/Sud mentionné plus haut, par exemple près de Jalan Sudirman ou Jalan Thamrin. Le quartier de Jalan Jaksa est très bien placé et vous y trouverez pêle-mêle:
- Des hôtels pour voyageurs sacs à dos assez basiques, certains sans eau chaude ni air-conditionné (voir le lien: Hôtels près de Jalan Jaksa)
- Des hôtels plus confortables avec un super rapport qualité prix à 30/40 euros comme le Favehotel ou le Holiday Inn
- Des hôtels 4 étoiles à moins de 100 euros (Mercure Sabang, Morrissey)
- Des boutique hôtels avec un style plus original et une ambiance jeune (Artotel, Kosenda).

Si votre budget vous le permet, vous pouvez aussi rester près des centres commerciaux de Plaza Indonesia et Grand Indonesia dans les hôtels Kempinski et Hyatt. Ils sont vraiment bien situés, à quelques centaines de mètres des restaurants, bars et boites de nuit les plus branchées de Jakarta (Skye, Cloud, Immigrant, Social House). Certaines personnes, surtout des voyageurs d'affaire, aiment rester à l'hôtel Mulia ou au Shangri-La car tous les deux possèdent des bars bien connus des expats (le CJs pour l'un et le BATS pour l'autre).

Vous pouvez découvrir une sélection d'hôtels près de Plaza Indonesia ici: Hôtels près de Thamrin

Pour un meilleur rapport qualité prix, vous pouvez aussi loger dans des quartiers moins côtés, par exemple celui de Mangga Besar/Glodok, à 30 minutes du centre et tout près de la vieille ville et de ses attractions touristiques (musées, temples chinois, vieux port). Vous y trouverez pléthore d'hôtels bon marché tels que l'Hotel 88, le Favehotel LTC Glodok ou l'Ibis Harmoni. Il y a aussi des hôtels 4 étoiles pas trop chers comme le Novotel Gajah Mada ou le Santika. C'est une zone de la ville assez bordélique, avec beaucoup de prostitution, mais aussi une animation permanente. C'est un Jakarta beaucoup plus authentique que j'apprécie beaucoup mais qui n'est pas fait pour tout le monde.

Vous pouvez découvrir une sélection d'hôtels dans cette zone ici: Hôtels près de Gajah Mada

Agoda est un site de réservation d'hôtel assez peu connu en France, mais c'est celui qui offre le plus de choix pour l'Indonésie ainsi que les meilleurs prix. Inscrivez vous sur le site pour avoir accès à des réductions spéciales pour les membres.

Vous pouvez comparez les prix d'Agoda avec ceux de Booking.com avec le comparateur HotelsCombined. C'est un site très complet et facile d'utilisation qui ne prend aucune commission.

Jakarta est-elle une ville sûre?
D'après mon expérience personnelle, Jakarta est une ville plutôt sûre en ce qui concerne les vols et les aggressions. Je ne connais personne qui se soit fait agresser physiquement, mais certains amis se sont fait voler leur portable ou leur portefeuille dans des boites de nuit. Cela reste l'exception et il n'y a pas de raisons d'avoir plus peur à Jakarta qu'à Paris, bien au contraire.

Je pense que les vrais dangers de Jakarta, ce sont plutôt les accidents et les maladies comme la dengue, et ce d'autant plus que la qualité des soins dans les hôpitaux laisse à désirer.

Il est impératif de bien être assuré et de posséder une assurance rapatriement durant votre séjour. Mis à part les cartes bancaires Gold, la plupart ne disposent pas d'un plafond suffisant sachant qu'une simple évacuation sur Singapour peut coûter jusqu'à 50 000 euros. Pour un voyage de quelques jours, il existe une formule très simple et complète avec WorldNomads, vous pouvez faire un devis sur leur site en suivant ce lient: Assurance World Nomads. C'est recommandé par le LonelyPlanet et RoughGuide et le site est accessible en Français.

Comment s'habiller?
Contrairement à Bangkok ou à Bali, il faut le plus souvent mettre des chaussures, un pantalon et un polo ou un chemise pour être accepter en boite à Jakarta.

Pour les filles, les hauts talons sont obligatoires au Dragonfly, à Immigrant et à Empirica.

Budget à prévoir
Sortir à Jakarta coûte malheureusement cher, d'une part parce que l'alcool est surtaxé, et d'autre part parce que le prix des entrées en boite est élevé.

En général, un verre de bière coute dans les 4-5 euros, un cocktail 8-10 euros, une entrée en boite 15-20 euros.

Pour faire une grosse soirée, c'est à dire visiter plusieurs endroits et boire abondamment, il faut au minimum 150 euros. Cela correspond à 2-3 entrées payantes + 10 verres d'alcool + les frais de taxis.

Si vous faites attention, vous pouvez descendre à 60 euros en vous pré-chauffant à la maison (avec une bouteille ramenée de l'aéroport) et en évitant de faire trop de bars/boites.

Quel jour et à quelle heure sortir?
Les boites commencent à se remplir vers minuit et ferment vers 4h-5h du matin. Les meilleurs soirs sont le mercredi (avec souvent des entrées moins chères et des verres gratuits pour les filles), le vendredi et le samedi. Le reste de la semaine, c'est souvent calme sauf si vous allez dans des boites ou bars un peu chauds comme le Golden Crown, le Mille's, le Club 36, le BATS, le CJs, l'Alexis ou le Malio Club.

Sortir à Jakarta: Les meilleurs bars
Pour prendre un verre en début de soirée, je vous recommande de choisir un bar en rooftop sur le toit d'un gratte-ciel. Les plus connus sont à 500 mètres l'un de l'autre, Cloud (à Plaza Indonesia) et Skye (à Grand Indonesia). Le premier offre la meilleure vue et il est très populaire avec les expats. C'est assez cher par contre, comptez 9 euros pour un cocktail et 25 euros pour y manger.

Toujours dans le cher et élitiste, il existe de nombreux bars sympas dans les quartiers de Mega Kuningan, Senopati, SCBD et Senayan, souvent inspirés par le design de nos cafés parisiens. Loewy et Basque sont les plus animés mais vous pouvez aussi essayer Bauhaus (pour les hipsters), E&O (pour manger une excellent cuisine fusion), The Dutch (dernier endroit à la mode), Cork&Screw (pour le vin), Monty's (un speakeasy pour amateur de whisky), Potato Head (pour le design et parce que c'est bien placé).

Il existe aussi des bars moins tape-à-l'oeil avec une clientèle d'expats réguliers et un peu plus agés, par exemple Eastern Promise, Frank's Bar et le pub Irlandais Murphy's, tous à Kemang.

Les endroits les moins chers se spécialisent le plus souvent sur la bière et qui visent une clientèle plus jeune. C'est le cas de la chaine Beer Garden (qui possède une branche à Menteng près de Jalan Jaksa, une à Kemang et une à SCBD). Beer Brother ou Borneo Beerhouse sont d'autres options sur Kemang.

Il existe aussi des cafés en plein air à Jalan Jaksa qui sont assez basiques mais peu chers et conviviaux. Vous y rencontrerez peut-être des backpackers suivant les arrivages du jour.

Certains bars sont réputés pour attirer des prostituées qui cherchent tout spécialement des clients étrangers: C'est le cas du BATS, du CJs, et de tous ceux qu'on trouve à Jalan Falatehan près de Blok M.

Sortir à Jakarta: Les meilleurs boites de nuit
Il y a une dizaine de discothèques qui valent le coup à Jakarta. Voici une courte description des plus connues:

- Immigrant: Une boite très centrale et chère avec beaucoup d'expats qui viennent draguer des Indonésiennes. C'est assez étroit et on se marche un peu dessus, mais heureusement il y a une belle terrasse extérieure. La musique est commercial, soit hip-hop soit house. Entrée entre 200,000RP et 300,000RP avec une boisson.

- Dragonfly: Très similaire à Immigrant mais encore plus chère (300,000RP l'entrée sans boisson) et avec public parfois snob. Quelques prostituées y cherchent de généreux sponsors. Très joli design, mieux que ce qui se fait en France. Musique commerciale.

- X2: La plus grosse boite de Jakarta, dans le mall Plaza Senayan. 1 salle avec de l'électro et 1 salle avec du Rn'B (appelée Equinox). Public assez jeune avec beaucoup d'étrangers qui espèrent finir la nuit avec une fille locale. 20% de prostituées. Environ 200,000RP l'entrée.

- Empirica: Une boite plutôt fréquentée par la communauté Indonésienne-Chinoise. Bonne ambiance mais il est préférable d'y prendre une table/un sofa avec une bouteille car il n'y a pas de piste de dance. Entrée 200,000RP.

- Jenja: Une nouvelle boite tout au sud de Jakarta. C'est l'endroit à la mode en ce moment. La musique est bien, genre électro de Berlin, mais si vous habitez dans le centre il vous faudra au moins 30 minutes pour y aller.

- Colosseum: Tout au nord de la ville, le Colosseum fait partie d'un énorme complexe de prostitution avec salon de massage et karaoke, le 1001. C'est une discothèque très jolie, avec un système d'éclairage incroyable et des DJ invités prestigieux. Je ne suis pas fan cela dit, car l'ambiance est rarement festive. Les clients préfèrent souvent rester plantés autour de leur table avec des prostituées au lieu de danser. Entrée autour de 250,000RP.

- Mille's: C'est la boite underground de Jakarta. On y va souvent vers 5-6h du matin jusqu'à l'après midi pour les plus hardcore (qui carburent aux ecstasy bien sûr). La musique est assez sympa, c'est un genre de techno mélodique destinée à faire planer.

Wednesday, February 29, 2012

Jaya Pub (par SZ)

Là où le Tanamur et autres ancêtres de Jakarta ont sombré, le Jaya Pub n'a pas failli. Il honore avec brio son titre de plus vieux bar de Jakarta, ayant résisté contre vents et marées. C'est là que tous les vieux expats qui habitent Jakarta se retrouvent. Tout est d'époque : L'ambiance détendue, la déco (qui ressemble à un entassement de souvenirs), les habitués, les serveurs (adorables), l'ordinateur, et les chansons jouées par les groupes live. Les musiciens sont d'ailleurs excellents (très bonne sono également), et la bir bintang pression fraîche est succulente.



La clientèle est éclectique et se compose de vieux expats tous bourrés qui hurlent les paroles d'Hotel California joué en live, d'anciennes prostituées, de riches chinois venus chercher autre chose que l'ambiance clonée des clubs de Kota, et de quelques on-ne-sait-trop-quoi.

Au milieu de tout ça, derrière le bar, Toto fait semblant de travailler (il fait l'inventaire des bouteilles puis s'assied sur une chaise en scrutant tout ce qui passe, s'endormant à moitié). Toto, c'est le serveur emblématique du Jaya pub : 70 ans, toutes ses dents et 30 ans de service.

Ajoutez à cela les klaxons libre service pour féliciter les clients qui montent sur scène pour chanter leurs song resquests, les gens qui dansent parfois, les chanteuses qui se déplacent sur le bar, le billard, les cafards qui passent sur les tables... Et vous obtenez un cocktail magique, unique à Jakarta, unique au monde. C'est l'un des bars qui m'a le plus marqué dans ma vie. A découvrir absolument !



2 hics néanmoins :
- Le prix des boissons, qui s'est aligné sur les salaires grimpants des vieux expats (compter environ 40.000 Rp pour une Bintang pression)
- Les morceaux joués par les groupes (majoritairement du vieux rock anglo-saxon), quasi-identiques chaque soir

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Lieu : Menara Jaya, Jalan Thamrin (en face de Sarinah)

Class : ? (d'époque)

Nakal : D'époque

Originalité : Le Vendredi soir et le Samedi soir, 2 groupes se relaient continuellement, pour ne pas avoir de pause au niveau de la musique live sur scène

Note : 9,5 / 10

Suggestion : Avant d'aller boire des bières au Jaya Pub, passez manger au Bistro (dans le même bâtiment), restaurant français sauce Jaya Pub... A découvrir absolument également ! (http://www.jakarta100bars.com/2011/06/le-bistro-french-restaurant.html)

Monday, December 12, 2011

Highway to Elle (par SZ)

Jalan Pelatehan, Blok M... Une des rues les plus magnifiques de Jakarta. Le Top Gun, le My Bar, les prostituées qui font une pause au warung, les mendiants, la ribambelle de taxis pourris qui vous interpellent à chaque fois que vous passez d'un bar à un autre, alors que vous leur avez déjà expliqué 10 fois que vous avez une voiture, et que, même si vous n'en aviez pas, jamais vous ne monteriez avec eux.

Au milieu de tout ça, le Highway to Elle.
Avec EV et EV, on rentre, il y a d'abord une petite salle au rez-de chaussée, qui ne sert pas à grand chose si ce n'est donner du travail à une serveuse à l'entrée qui nous inviter à monter au 1e étage.
Je lui demande : "- A l'étage, y a-t-il un ....
- Oui Mister !
- ... un groupe live ?
- Oui Mister, demain il y aura un groupe live !
- Ah, ben nous voilà bien avancés"

On monte quelques marches de l'escalier étroit, puis on les redescend car "chaud devant", une fille bourrée sur le point de vomir est en train de se faire évacuer par ses potes. Wahou, ça déménage ici.

On finit par réussir à monter, on s'installe tranquillement et on observe.


Au Highway To Elle, on rassemble tous les ingrédients pour que le client soit content : Du foot à la TV, un billard, le wifi, de la musique. De l'alcool (même si d'après mes acolytes, la Margarita était dégueulasse). Mais surtout... des femmes. Dans un renfoncement bien éclairé du bar, une demi-douzaine de filles légèrement vêtues et pas très jolies remuent leurs corps devant un miroir. C'est le poulailler. Ca jacasse et ça rigole, entre des semblants de chorégraphies plus ou moins vulgaires. Rien de très appétissant. Surtout quand l'une d'entre elles enlève son soutien-gorge.

C'est la pause des "sexy dancers". Les clients, majoritairement des caricatures de gros porcs du Blok M, demandent à ce qu'on leur remplisse leurs verres. C'est alors qu'arrive le 2e effet Kiss Cool : Le Highway, c'est aussi Holiday on Ice sous les tropiques : Badaboum, une première serveuse se ramasse toute seule juste à côté de notre table, en glissant sur on ne sait quoi (sans doute un morceau de tomate qui traînait par là). Quelques minutes plus tard, bruit de fracas au bar, une pile d'assiettes vient de tomber par terre. Les serveuses sont mortes de rire. Une autre serveuse dérape sur le lino, mais réussit à ne pas chuter, limitant les dégâts à un peu de bière renversée par terre. Mais personne ne nettoie : c'est comme ça au Highway, à la bonne franquette.


Les sexy dancers commencent leur seconde session. Je regarde mes compères, tout le monde est d'accord : il est temps de partir. Je lève la main pour obtenir l'addition. Mais bien que notre table soit située en plein milieu du bar, il nous faudra attendre 10 minutes avant qu'une serveuse daigne répondre à notre appel, venant vers nous en baillant et en ajustant sa braguette (elle sortait des toilettes). Je lui demande :
" - Il y a des groupes live qui viennent ici ?
- Non Mister"

On redescend l'escalier, où la serveuse du début a été rejointe par une collègue, avachie sur le bar. Je demande : " - Donc demain, il y a bien un groupe live ?
- Oui Mister"

Le mystère reste entier.

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Lieu : Jalan Pelatehan, Blok M (à côté du D's)

Class : Low

Nakal : Très certainement

Originalité : Le Highway to Elle est une bonne illustration de Jakarta : Des fois on croit avoir tout vu, mais en fait non.

Note : 7 / 10 (catégorie "Mérite un coup d'oeil")

Saturday, October 2, 2010

Crazy Night in Surabaya

Devant les innombrables e-mails de provinciaux se plaignant du Jakarto-centrisme de nos investigations culturelles nocturnes, j'ai décidé de plier a la vox populi, et tel vishnu me suis envole sur mon garuda en quête de sensations made in daerah…direction Surabaya.

A Surabaya, on dit Suroboyo…en fait a Java, on a tendance à remplacer les « a » par des « o », comme dans le Nord Pas de Calais… Le rayonnement de la culture chti n'a semble t'il pas de limites…enfin bref, trêve d'apartés linguistiques et de fantaisies sémantiques, Surabaya c'est la troisième ville du pays après Jakarta et Dunkerque, centre économique de Java Est, avec une importante communauté chinoise. Qui dit chinois, dit club 36, Sun City, Alexis, etc.

Donc, vendredi soir, sur les conseils de Mr. X, direction la Tratoria pour commencer la soirée : la Tratoria a ferme…c'est le début de la fin pour Surabaya…Je demande a un gars de l'hôtel un endroit sympa pour manger et boire une verre, en lui disant que si c'est chinois, je prefere…il me recommande le Tri Star, en me le présentant comme le top du top de la crème brulee, un peu cher mais bagus…sur la façade : restaurant, bar, discothèque, karaoké…ca sent le Sun City…a l'intérieur, l'ambiance est tout autre. La salle est énorme, je compte soixante tables pour 9 personnes, plus un balcon, plongeant sur une scène de 20 mètre de long, avec une fausse façade victorienne en décors. L'endroit est étrange. Vendredi soir, 21h, on est deux… c'est la folie des grandeurs a l'indonésienne, ca me rappelle la piste de danse surdimensionnée de l'iguana, en encore plus exagéré. La salle est taillée pour un concert de Johnny - ou plutôt son mariage, car elle est décorée comme la salle des fêtes de Montluçon, avec la déception de voir Laurent Gerra à la place de Johnny.

Et le groupe alors ? Le groupe est entasse sur 3 m2 a l'extrémité gauche de la scène, pendant que le chanteur se sent seul, au milieu de la scène, a 10m de ses musiciens. Il est content de nous voir et demande une song request. Je demande Kucing Garon, il chante Bon Jovi, bon tant pis…puis il annonce la Bintang Emas (la golden star) du Tri Star…je pense que c'est sa mère, en chemise a paillettes et pantalon jaune, en effet elle brille de mille feux…notre présence semble également la ravir, elle essaie de communiquer, mais l'étincelle ne prend pas avec le public…elle se lance alors a corps perdu dans une performance scénique développée au fil d'une carrière que l'on devine longue, dure, et pleine de coups durs et de désillusions…ca ressemble a Georges Moustaki qui danse le Mia, avec quelques petits solos d'air-batterie intempestifs… « une song request ? » me demande t'elle avec un grand sourire…Oh oui, oh oui, chantes moi Enter Sandman de Metallica… Elle sourit comme un chauffeur de taxi qui dit « oui, je sais ou c'est », mais qui n'en a aucune idée…et elle chante une chanson en Japonais…tiens, on s'ennuie un peu…Je commence a me dire que vu la fréquentation de l'endroit, le poisson et les grenouilles qu'on nous a servis sont peut être aussi vieux que la Bintang Emas, je me sens pas très bien, mes amygdales tirent la sonnette d'alarme, il faut rentrer au plus vite…mon escapade se solde par un cuisant échec…mais n'abdique pas, Suroboyo, I'll be bock.



Wednesday, May 27, 2009

L'Oscar (Nouvelle Formule)

Il y a un an jour pour jour, nous décernions l’Oscar du meilleur Bar de Blok M à l’Oscar Pub, pour l’ensemble de son oeuvre, son héroïsme militant et résistant face a la nakalite environnante. Présent depuis le début des années 80, ce Pub était en effet le dernier attribut de la scène Rock jakartanaise, qui fit les beaux jours de la nuit a Blok M il y a une vingtaine d’années.

Ayant appris qu’il avait été rénové depuis plusieurs mois déjà, c’est plein de curiosité, mais aussi avouons le un peu d’appréhension que je suis parti tester l’Oscar « nouveau concept » samedi dernier.

Et c’est avec le cœur gros et une larme de nostalgie au coin l’œil que je me dois de rendre ce verdict Nietzscheen: L’Oscar est mort, emportant avec lui l’esprit qu’il incarnait…Elvis Wijaya ne s’y est pas trompe et a déserté lieux, personne ne l’a vu depuis des semaines…Un monument de Jakarta nous a quitte, dans l’oubli général, sans même un dernier hommage…

De l’Oscar Pub, cet endroit insipide et sans personnalité n’en a plus que le nom…en fait le nouveau concept hésite entre deux mondes complètement inconciliables: le Blok M des années 80, et le Blok M version My Bar

Sur les murs, des posters des Rolling Stones, Jimmy Hendrix, Tina Turner, Joe Dassin, etc…et au milieu de la salle, un énorme podium avec des barres en acier comme dans le métro ou dans les bars ou des dames vêtues de ficelle font des acrobaties…je suis perplexe…pour l’instant il y a un groupe d’adolescents Indonésiens qui interprètent des classiques du rock a leur manière, avec leur vocabulaire…ils ont du apprendre l’Anglais avec Tukul…je me dis qu’Enter Sandman est probablement, avec Hotel California, l’une des chansons les plus communément massacrées dans les bars live et karaoke d’Asie (les chansons de Bon Jovi, ca compte pas)…

Le groupe prend son break, un DJ prend maladroitement le relais…ça me rappelle le V2… je suis doublement intrigué et inquiet… va-t-on voir arrivage de filles du Club 36 déferler et se ruer sur ce gigantesque podium ?

Mon voisin de table vient ici tous les week-ends depuis le début des années 80, il ne cesse de répéter que la nouvelle version de l’Oscar, il aime pas, la musique lui fait mal a la tête…mais ça fait 25 ans qu’il vient et il sait pas ou aller… il me dit : « de toute façon, c’est n’importe quoi… regardes, le patron a fait installer un podium a strip-tease mais il veut pas payer de danseuses »… c’est exactement ça, le Nouvel Oscar c’est la voie du milieu, un demi chamboulement radical; les murs d’un bar Rock, mais on ne se donne pas les moyens d’avoir un vrai groupe…un podium a strip tease, mais on ne se donne pas les moyens d’y mettre des danseuses…

Ca y est, je m’ennuie, assis la a regarder les photos sur les murs en me faisant agresser par de la mauvaise house musique…c’est vrai que la musique fait mal a la tête…mon regard désabusé se bloque finalement sur le podium, immense et vide…jusqu'à qu’une vieille pute de 45 balais ne monte finalement gesticuler de façon complètement désarticulée autour du poteau…mon voisin me dit : « la pauvre, ça fait 20 piges que je viens ici, et elle est toujours la… ». Dans l’ancien Oscar, c’était pas choquant de la voir…ici, c’est très dur…

C’en est trop, le bar ne mérite plus son Oscar du meilleur bar middle-low class de Jakarta, je subtilise la statuette et file la poser au dessus de la machine a fléchette du Dyna Pub, une valeur sure, une taverne chaleureuse qui n’est pas prête de nous décevoir…un peu de stabilité et de constance dans cette ville de fous, ça fait du bien…Si dans un an le Dyna Pub mérite encore cet hommage, c’est décidé, je lui remet la récompense suprême, un CD original de "Pepito mi corazone"…

Monday, June 23, 2008

Le V2

Le V2

Qu'est ce qui différencie le V2 des autres one-stop entertainment venues de Kota ?
A priori pas grand chose, au premier abord la deco fait penser a un mini Sun City.

Ce qui le rend unique, c'est son manque d'à-propos, son dédain pour la transition, qui lui donnent un cote 2e degré parfois drôle…souvent pathétique.

Le groupe - pas mauvais soit dit en passant - termine abruptement son premier set sur une langoureuse chanson d'amour…les musiciens descendent en vitesse. Un blanc, comme un soupçon d'inachevé dans l'air, la perplexité se lit sur les visages. La dessus, le DJ, appelons le DJ Vas-y tu Sors pour protéger l'anonymat du changeur de disque le plus mauvais d'Asie, enchaine sans transition aucune avec de la mauvaise house music…arrivent les danseuses, encore légèrement vêtues, qui commencent leur strip tease sur « bad boys, bad boys, what you gonna do », la chanson la moins propice au strip tease du monde…la, je sens comme une présence derrière moi. Je me retourne. Une énorme moustache me fait front. Elle appartient a un individu etrange vetu de noir, portant une enorme croix en pendentif, appelons le Panthere. Panthère, malgre ses airs mechant de Preman du Timor, c'est un brave gars…en tout cas il fait des efforts.

Comment tu t'appelles ? me demande Panthère.

Susanto, réponds-je.

Bagus, bagus!!! allez on se tape dans la main…

Ca y est, je crois qu'on s'est tout dit…je retourne a la table, un vieux chinois me propose de boire au goulot de sa bouteille de Chivas…non merci, j'aime pas le whisky…il insiste, « good, good, ayo minum, bagus »…non, j'aime toujours pas le whisky… et oui, le V2, c'est aussi des conversations flamboyantes, et des rencontres encore plus inoubliables que les transitions du DJ…ca fait environ 45 minutes que les danseuses sont sur scène, c'est long ce strip tease, on commence a s'ennuyer… dans ce genre de bar, il y a toujours des vieux gars, l'air patibulaire mais presque, assis tous seuls a une table, qui fument des kreteks en regardant dans le vide, jusqu'à ce qu'il leur prenne l'envie de boire de la tequila et de palper des nichons… c'est la que tout s'enchaine, les filles sont maintenant complètement nues – enfin presque, elles ont encore des chaussures, parce que c'est par les pieds qu'on attrape le masuk angin, elles descendent dans la salle, boire avec les clients et se faire tripoter, ca devient n'importe quoi…la chanteuse revient, monte sur scène pour le deuxième set, puis voit les filles remonter sur scène…elle redescend en courant. Personne ne lui a dit que ce n'était pas encore fini…

Des chinois nous invitent dans une salle karaoke qu'ils viennent d'ouvrir...on se met en route et on se rend compte que le V2, c'est immense…une grande partie de la superficie du V2 est occupée par des couloirs, le thème de la décoration, c'est les arbres. Il y a un grand salon ou plein de jeunes filles attendent le prince charmant…ou un vieux moustachu, c'est selon disponibilite. On arrive finalement dans la salle karaoke…la aussi c'est immense…il y a un salon, une salle de bain, et une chambre, avec un grand lit et des oreillers, au cas ou les chansons de Bon Jovi dégénèreraient en batailles de polochon… apparemment on peut tout commander : du jus de fruit multivitamine pour le petit dej a 6h du mat, aux cachets d'ecsta, accompagnatrices, etc…

En sortant, on passe devant un warung sur le parking et on y voit l'une des filles, en gabardine de Colombo, manger un bubur ayam toute seule, avec une tronche de cadavre, ca m'a coupe l'appétit (ca tombe j'ai lu par la suite dans le guide Michelin que leur Bubur Ayam etait aussi mauvais que leur DJ).Selon l'un des videurs, chaque fille est payée 1 million par soir…c'est le prix de l'indécence…

Restent deux étages inexplorés…avis aux aventuriers…

Monday, May 26, 2008

Oscar

Et l’Oscar du meilleur bar de Blok M est décerné a…OSCAR PUB!!!!!!!!

J’étais déjà passe devant, mais je n’avais jamais ose m’y arrêter…pour moi l’Oscar - excentre tout au bout de Jalan Falatehan, a cote de la station de bus et des putes qui attendent le client revenu bredouille du Top Gun ou du My Bar - c’était le bar le plus pourri de la rue la plus glauque de Jakarta…c’est vrai que vu de l’extérieur, c’est pas très engageant…mais halte aux aprioris.

L’Oscar se démarque en fait des autres bars de la rue et de leur ambiance malsaine et lubrique, ca doit être pour ca qu’il est excentre, pour marquer sa différence…je me suis toujours royalement ennuye au Blok M, et ne reste rarement plus d’un quart d’heure…le temps d’écouter SZ chanter ketahuan, le point culminant de la soirée, avant d’aller au stadium…a l’Oscar, je suis reste 5 heures, et j’ai adore…

Très bon groupe le vendredi…c’est la première fois a Jakarta que j’ai pu entendre dans la même soirée les Clash, Lynyrd Skynyrd, Jefferson Airplane…et Honky Tonk Woman interprete par Reny Jayusman, icône du Rock Indo dans les annees 80-90, la Janis Joplin de Jakarta… c’était assez drôle, a sa montée sur scène, de voir les filles délaisser leurs bules pour se planter devant la scène et filmer la performance sur leur portable…

Apparemment, il ya une dizaine d’années, le Blok M était un endroit incontournable de la scène Rock a Jakarta…l’Oscar semble en être le dernier attribut, le petit bar qui résiste encore et toujours a l’invasion de l’inculture musicale et de la débauche de fin de semaine…un adorable anachronisme.

A l’Oscar, ce soir la, la foule est éclectique, des putes, jeunes et vieilles, un vieux couperose et bedonnant qui se demene sur la piste, mais aussi de jeunes Bule qui sautillent et montent de facon intempestive sur scène brailler un petit highway to hell…et surtout le pilier du bar, client préféré, l’Elvis Indonésien - mêmes chemises a franges et pantalon pates d’ef’, même banane, mais avec une bonne tête de Wijaya.


Bref, le mélange donne à l’ endroit une ambiance sympa et bon enfant, les gens sont la pour s’amuser et y parviennent…

L’Oscar est le laureat incontesté du Blok M, et remporte l’Oscar de la meilleure B.O et du meilleur second rôle pour Elvis Wijaya… un bar à essayer absolument…le vendredi

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Oscar Pub: Jalan Falatehan, Blok M

Class : Low class superieur

Nakal : oui, un petit peu quand meme

Originalité : Bar Rock et presence du Raja (The King en Indo)

Note : 6,5/ 10.

Thursday, May 22, 2008

Le Dragonfly

Le Dragonfly

Le dragon-mouche, c’est le seul bar de Jakarta ou on ne m’a pas laisse rentrer… j’étais mal habille…ca m’a rappelé la France… Comment ca mal habille ? Mon plus beau T-shirt UNSS 1999, on aura tout vu… « C’est ca videur, continue à faire preuve d’arrogance et je vais mettre en peril ton integrite physique…je vais sortir la boite a outil et il va t’arriver des bricoles, je te préviens…ca va finir en chamailleries corporelles avec des contusions et des equimoses cette histoire…aieuu ! non, on tire pas les habits ! Arrêtes, j’ai des lunettes !! Bon, ca va, je m’en vais, puisque c’est comme ca je pars au Cafe Queen et vous ne me reverrez jamais ici…jamais vous m’entendez ! c’est un jamais irrévocable, un jamais Aime Jacquetsque »

J’étais déjà rentré la semaine d’avant donc je me rappelle comment sont habilles les gens a l’intérieur – non Mr. K, c’était surement pas les même gens, c’est pas le stadium ici, les gens rentrent chez eux le matin, ils ont un travail, ou du moins un revenu qu’ils dépensent ici avec enthousiasme. Comment sont ils habilles ? Tous pareils: bien. Ceux qui sont en jean ont le porte-clés Ferrari qui dépasse de la poche, donc on les laisse entrer. Oui, ici les gens ont plein sioux, mais ils ne les envoient pas à l’ARC, même si avec toutes ces bouteilles qu’ils achètent ils devraient se méfier de la sirose du foie. En fait la bouteille c’est souvent un truc a partager, comme un moment Nutella mais en moins intime… il y a souvent un riche mécène qui abreuve ses amis et parfois quelques parasites dans mon genre, un gars qui s’assure que tout le monde est heureux, que tout le monde a un verre plein, et que tout le monde se rend bien compte qu’il achète plein de bouteilles avec son Amex platinium… c’est l’oppose des bars low-class Cambodgiens, ou la bouteille ne se partage pas…elle ne s’ouvre même pas d’ailleurs… les faux nouveaux riches « louent » la bouteille pour la soirée, juste pour qu’elle soit sur la table et que les filles viennent a leur table en espérant qu’ils vont éclater tout le monde avec tout leur argent…bref, tout ca pour dire, au dragonfly, il faut être généreux pour se faire remarquer…

Le bar est grand, mais tout le monde s’entasse sur une piste de danse déjà surpeuplée…les gens dansent avec un visage sérieux, mais lèvent parfois la main en l’air comme PL au club 36, mais un peu plus dans le rythme parce qu’ils se soucient encore du regard des autres…

Ceci dit, beaucoup apprécient cet endroit et pensent, comme Jean Jacques Goldman, que la musique est bonne. Des DJs de classe internationale sont régulièrement invites pour divertir la foule qui n’en demande pas moins…exigence est parfois gage de qualité…

Bref, un endroit a conseiller aux amateurs de musique électronique…a noter que le bar a été rénové et que le menu du resto a été refait par un chef espagnol, sur un nouveau concept : une grande table centrale - concept devenue très tendance a NY – qui permet des aller-retour entre les tapas, le bar, et la piste…

A essayer donc…

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Dragonfly: Graha BIP, Jl. Gatot Subroto 23, Jakarta 12930

Class : High Class.

Nakal : Non

Originalité : le premier club house music/tapas de Jakarta

Note : 5/ 10.

Sunday, May 11, 2008

Iguana (par SZ)

(Parlé)
- Steeve, serais-tu un iguana ?

(Chanté)

- Oui ! Je suis un iguanaaa, wohoho !



Nous sommes en plein Menteng, l'un des quartiers les plus aisés de Jakarta. Vastes maisons et résidences luxueuses.
Et au milieu de tout ça, l'Iguana...


Un bar dangdut dans toute sa splendeur.
Sombre, pas toujours très propre. Décor pas très bien entretenu, briques apparentes...

Les tonneaux en guise de tables : c'est ça, l'esprit Iguana.

12 musiciens semblant s'ennuyer sur scène, piste de danse majoritairement fréquentée par des prostituées "ayam kampung" et leurs clients bedonnants...


Volume sonore saturé, grand dancefloor parfois vide...
Clientèle intrigante et accueillante, beaucoup de blabla entre les chansons, morceaux de 11 minutes...
Le téléphone portable d'un membre du groupe posé sur un ampli qui génère un bruyant "ticitic ticitic" en plein milieu d'un morceau alors que l'appareil reçoit un SMS...

A l'Iguana, on dit que l'espace est un luxe.

Mais alors, vous me demanderez, qu'est ce qui fait de cet Iguana un incontournable de Jakarta ?
Et là je vous réponds sans hésiter : la terrasse !


Ambiance tamisée, lumière rouge, sol en béton...
Arbres, tables avec de magnifiques parasols ...
Au son des appareils de climatisation du bar et des voitures qui passent...
Pleine vue sur la superbe Jalan Soeroso, une rue pas très belle et assez encombrée...
Cette terrasse est en fait majoritairement fréquentée par des prostituées qui font une pause entre 2 danses...


Important : Ce bar est par ailleurs le premier où j'ai réussi à obtenir une version live de ma chanson dangdut préférée : "Sun sing suwe" d'Ike Nurjanah.

Allez une dernière bière au bar, pour la route...

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Lieu : Hotel Menteng, Jalan R.P. Soeroso, Cikini.
(Ne pas confondre avec l'hotel Menteng II, dont l'apparence est identique, mais dont le bar est le Tiga Kuda - cf. revue de TO)

Class : Low Class.

Nakal : Normal pour un bar dangdut.

Originalité : Karaoké à l'étage (je n'ai pas osé aller voir).

Note : 8 / 10.

Sunday, May 4, 2008

L'Asmoro ou l'initiation à l'univers Dangdut (par SZ)

Ce bar est une bonne image de Jakarta : Il faut patiemment apprendre à l'apprécier.

Comité d'accueil

La première fois qu'on franchit la haie d'honneur de prostituées pour rentrer dans l'étroite porte sombre de la triste Jalan Blora, on est un peu effrayé ("Attention à ne pas faire tomber votre téléphone portable, vous ne le retrouverez pas" m'a dit un jour mon chauffeur de taxi en arrivant dans cette rue). Une musique répétitive et assourdissante qu'on ne connaît pas est jouée par une ribambelle de musiciens qui ont l'air de s'embêter et une chanteuse criarde. Les clients semblent bizarres et c'est plein de prostituées, surtout sur la sombre piste de danse. Le décor est glauque et un peu sale. Au secours!


La seconde fois qu'on va à l'Asmoro, on est complètement bourré, vue la première impression qu'on en garde. Alors, on s'en fout, on commande de la bière et on se risque sur la piste de danse au milieu des filles, essayant d'appréhender les pas de danse de cette musique qu'on ne maîtrise pas, au rythme bizarre et qui fait un peu mauvais genre. Heureusement, des gars semblant bien éméchés (portant souvent moustache ou casquette) nous donnent quelques leçons de déhanché. Bien vite, l'euphorie de l'alcool aidant, on se retrouve sur scène à jouer du djembe ou du gamelan (percussion indonésienne).


La troisième fois qu'on va à l'Asmoro, on veut faire découvrir ce lieu à quelqu'un à qui on a dit un jour où on avait trop bu 'Il faut absolument que tu vois ça !'. Alors, pour essayer de lui prouver que c'est bien, on se persuade que c'est pas si mal. On attache de l'importance à ce qui nous a jusqu'alors échappé. Oui cette musique fait mauvais genre, mais au fond, est-ce qu'elle n'est pas belle ? N'a-t-elle pas l'innocente expression d'une timide plainte, mystique, envoûtante ? Et ces filles du kampung un peu vulgaires qui dansent et viennent nous servir nos bières, jamais elles n'ont eu d'attitude racoleuse, est-ce que ce sont vraiment des prostituées ? (et est-ce une question si importante ?) Et ces gens 'bizarres' qui sont là, est-ce qu'ils ne viennent pas juste pour s'amuser ? Ne serait-on pas à un genre de bal musette ?


La quatrième fois qu'on va à l'Asmoro, on l'aime. On connaît quelques morceaux dangdut qu'on demande en song request, la piste de danse ne nous fait plus peur car on sait qu'on ne sera pas la victime de mauvaises intentions. On danse et on rit. On découvre aussi que le flûtiste a en stock 30 modèles différents de son instrument, et on constate que le tube dangdut 'Kucing Garong' (le chat voleur) n'est pas plus répétitif et criard que 'Bliss' de Muse ou 'Special K' de Placebo.

L'Asmoro : Pas de Madame, mais bien un Monsieur Pipi


Lieu : Jalan Blora, rue adjacente à Sudirman (proche de Plaza Indonesia)

Jalan Blora, ses sate et ses Bajaj...

Class : Low-class

Nakal : Un peu

Originalité : Prévoir 3.000 Rp. de rab pour payer les mouchoirs qu'on vous servira de force.

La propreté : un credo de l'Asmoro
(Observez aussi le peigne libre service : un concept Asmoro)

Note : 7,5 / 10

Thursday, April 17, 2008

Le Red Square

Le Red Square

The Red Square, la Place Rouge en Francais, ou Krasnaya ploshchad en Russe - appelée a l'origine Pozhar - a pris sa forme actuelle sous le règne d'Ivan III, en 1493, et est devenue depuis l'une des places les plus célèbres du monde avec la Grand Place eud' Roubaix. Contrairement a ce que l'on pourrait penser, la place rouge ne tire pas son nom d'une quelconque référence au communisme ou a la couleur des briques avec lesquelles de nombreux édifices environnants ont été construits, a l'époque de la vague d'immigration chti qui a déferlé sur l'Europe de l'Est propageant la culture brique rouge-mullet-tunning dans toute la future URSS. Non, ce nom vient en fait de la traduction du mot russe krasnaya, qui peut signifier Belle, mais aussi Rouge.

En tapant Red Square sur le Google Indonésien, le premier lien a s'afficher ne fait référence en aucune manière a Ivan III ou au Pozhar, mais a un bar a Vodka nakalo-classe de Senayan, célèbre pour le jonglage de bouteilles enflammées des serveurs, le déhanché de la serveuse, et l'abondance de jeune femmes court-vêtues qui dansent sur la table centrale. Malheureusement, a Jakarta, Red Square, ca évoque plutôt ca… J'imagine bien les jeunes ados indonésien de passage a Moscou s'exclamer : « Nan !!! Énorme, regarde cette place, elle s'appelle comme le bar de Senayan Arcadia !! »


Quand je pense a la place rouge, je pense plutôt Kremlin, KGB, espionnage, James Bond…le voila le lien : James Blond, alias Mr. X, qui a fait du Red Square son terrain de chasse favori, son Berlin Est…le blackberry y est devenu une arme absolue que Mr. K n'est pas prêt d'oublier, lui qui avait ose prétendre infiltrer le réseau de Mr X (voir les soirees de Mr Konard)…

La première fois que j'ai entendu parler du Red Square, c'était en ces termes : « c'est trop bien, les gens dansent sur la table et tout… » je pense que ce qu'il voulait dire c'est « les gens dansent sur la table et… et c'est tout »… parce que c'est a peu prêt tout ce qu'il y a a dire sur le Red Square, probablement l'un des bars les plus surestimés de Jakarta…si je monte parfois sur la table, ce n'est pas pour faire admirer mes pas de danse diaboliquement funky et chaloupes, c'est juste qu'on y respire mieux qu'en bas, au milieu de cette foule éclectiquement pathétique qui perd toute raison et manières au dépends de ses plus vils instincts, réveillés par la vision incessante et indécente de petits culs se trémoussant sur la Table.

Au Red Square, il faut être encore plus torché que les bouteilles en feu pour s'y amuser…si bien que le lendemain au reveil on risque de ne plus se rappeler qu'on s'y est amusé jusqu'à ce qu'on s'aperçoive en allant pisser qu'il y a une brosse a dent dans la salle de bain qui n'est pas a toi…

Sunday, March 16, 2008

Jalan Tebet Utara Dalam (par SZ)


Un autre visage de la nightlife à Jakarta...


Des petits restos fast food, warungs et autres bars sympas, en plein air. Endroit agréable. On n'y trouve pas de la grande cuisine mais une ambiance décontractée, bon enfant, ça rigole. De la bonne musique aussi. Population indonésienne plutôt jeune.


Après manger, on peut se faire une petite chicha pas chère, toujours en plein air. Divin.

Square Cafe

Mes coups de coeur : De Jons Burger (bonne musique rock), Square Cafe (pour la chicha)

De Jons Burger

Seul petit hic : Pas d'alcool servi et ce n'est même pas trop autorisé d'en ramener du Circle K d'à côté avant une heure avancée de la soirée.

A lire également : La revue de FV sur le Comic Cafe.

Sunday, February 10, 2008

Top Gun (par SZ)

Le Top Gun est situé sur Jalan Pelatehan, dans le quartier glauque de Blok M, haut lieu de la nuit jakartanaise. Un bel étalage de la misère humaine. Les vieux porcs frustrés viennent faire leur marché parmi les innocentes "ayam kampung". Les "ayam kampung" ("les chicks du village") sont des filles habitant dans les quartiers populaires (souvent excentrés) de Jakarta, qui ont compris qu'elles gagneront plus d'argent en se prostituant plutôt qu'en faisant des boulots de base à Jakarta. Des petites voix douces et innocentes qui lancent des timides "Hello Handesome" à votre passage, dans la rue ou à l'entrée des bars... Il y a quelque chose qui cloche.

Les 2 bars phares de Jalan Pelatehan sont le My Bar et le Top Gun. Ce sont les plus peuplés, et aussi ceux qui ferment le plus tard. Si vous aimez danser sur de la techno, allez au My Bar. Si vous préférez la musique live, venez donc au Top Gun.



Le Top Gun c'est un espèce de cocktail explosif de n'importe quoi. Des vieux expats entourés de putes, des gens qui jouent aux fléchettes, au billard, des gens bizarres, des matchs de foot en sourdine, à manger, à boire, un groupe live souvent en décalage complet avec l'ambiance malsaine du bar, jouant au choix Beyonce ou les Rolling Stones (solos compris), une piste de danse, un podium gluant...


Comme si les créateurs de ce bar avaient voulu être sûrs de n'oublier aucun des ingrédients qui pourraient potentiellement attirer des clients. Et le pire, c'est que c'est réussi.


A mes yeux le bar le plus marrant de la rue, malgré les nombreuses mains qui viennent vous caresser les côtes.

Expérience que je conseille : Faites une song request et demandez à chanter... C'est marrant d'avoir un attroupement de filles criant et dansant à vos pieds. On se prendrait pour Paul Mc Carthney...

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Lieu : Blok M, Jalan Pelatehan.

Originalité : Quelques très jolies serveuses.

Class : Low-Mid Class.

Nakal : Oui.

Note : 5 / 10.

Friday, January 25, 2008

CJ's (par SZ)

Welcome !

Parlons sans complexe, nous voici dans un bar à putes.

Mais attention !
Pas un simple bar à putes du Blok M, sal et vulgaire.
Non ici, on est à l'hôtel Mulia. Le luxe !

Pour faire oublier donc qu'on est dans un lieu de débauche, on met le paquet : entrée coûteuse qui donne une impression de prestige (70.000 roupies la petite bouteille d'Heineken), décor luxueux et intimiste, groupe live branché (occidental de préférence), sono de qualité... Non vraiment, c'est classe ici !


Le plus souvent, seuls le personnel et les putes sont d'origine indonésienne. Les clients du bar sont généralement aussi ceux de l'hôtel, rejoints par d'autres occidentaux, japonais ou chinois.

Assis sur leurs jolies tables en zigzags, ils attendent d'être suffisamment bourrés pour oser aller titiller les putes qui attendent patiemment debout en rang d'oignon le long de la balustrade du fond.


Rien de bien glorieux donc. Allez, je finis mon lemon squash et je me casse !

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Lieu : Hôtel Mulia, Senayan.

Originalité : Récemment refait.

Class : High class dans la forme, Low class dans les fond.

Nakal : Oui mais dans le luxe, s'il vous plaît.

Note : 2 / 10.

Thursday, December 13, 2007

Grand Manhattan (par SZ)

A l'hôtel Borobudur, l'un des plus luxueux de Jakarta, on pourrait s'attendre à trouver, comme au Shangri-La ou au Mulia, une boîte grande avec de la déco prétentieuse, des boissons chères, un live band occidental, et une ribambelle de prostituées ou de filles peu farouches à la recherche d'un boy-friend temporaire friqué.

Et bien, non. Au Borobudur, il y a d'abord le Musro, boîte néo-grèque dont je n'ai entendu que du mal. J'y suis passé une fois 5 minutes en plein Ramadhan, il n'y avait aucun client.

Mais surtout, dans un recoin des énormes couloirs richement décorés, on trouve le Grand Manhattan... Bar petit, recroquevillé, déco simple, peu de lumière, piste de danse minimaliste et intimiste, et puis une petite scène pas très haute qui accueille régulièrement des groupes live.

Le Vendredi soir, le groupe Fun Fair offre une prestation énergique et variée. Les morceaux rock ou R'n'B ainsi que quelques tubes dangdut se succèdent et se mélangent à merveille, pour le plaisir de tout le monde. Les chorégraphies sont réussies et les chanteuses souriantes. Elle n'hésitent pas a descendre de la scène pour motiver les foules sur la piste de danse.


Musique diversifiée pour une population tout aussi éclectique. Riches chinois, prostituées, expatriés (indiens, arabes, occidentaux...), indonésiens de classe moyenne, gens bizarres, chanteurs, danseurs, quidams en tous genres porteurs de vestes en cuir, casquettes et/ou de moustaches, etc...

Ce joyeux monde se retrouve sourire aux lèvres sur la petite piste de danse ou sur scène, dansant ou chantant à sa manière, sans prise de tête. Un chaleureux mélange, mi high-class, mi low-class, bien loin des standards de Jakarta (on n'est ni au X2, ni à l'Asmoro).

Le Grand Manhattan a aussi sa dose de folklore inattendu. Votre addition est estampillée "bill bule" ("l'addition des blancs"), un manager sur-motivé vient jouer de la air-guitar à côté de vous pour vous inciter à danser, des gens ou les serveurs viennent régulièrement vous parler. On a même eu une fois la réincarnation indonésienne de Balavoine qui est montée sur scène.

EV aurait dû faire cette revue. Avec 31 Vendredi soirs au Manhattan dont 11 d'affilée, il a été déclaré meilleur client du bar...

Parfois rempli, parfois vide, ce bar est aussi surprenant qu'imprévisible, et c'est pour cela que je l'adore.
C'est l'un des bars de Jakarta dans lequel je m'amuse le plus, et aussi l'un des seuls dont je ne me lasse pas.

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Lieu : Hôtel Borobudur, Senen.

Originalité : A l'image du bar, Les toilettes sont largement en dessous du standard de l'hôtel.

Class : Mi hi-class, mi low-class.

Nakal : Peu.

Note : 9 / 10 (le vendredi soir).

Monday, December 3, 2007

Les Pubs de la Rue Wahid Hasyim (par TO)

Puisqu’on est dans le folklorique, je crois qu’il est temps de faire decouvrir a nos lecteurs d’autres tresors de kitsch sur lesquels nous sommes tombes lors de nos peregrinations.

Jakarta... tes charmes ne s’arretent-ils donc jamais ?

Apres un diner au Ya Udah avec l’ami SZ, (au passage, le Ya Udah, c’est pas cher et c’est pas mauvais, et la grande bintang est a rp 16,000), nous decidons de visiter Jalan Wahid Hasyim, fameuse pour ses Hotels Ibis, ses bencongs, et son putar balik. Il se trouve que j’avais repere une petite ruelle juste a cote du restaurant El Wajh avec quelques bars dont je n’avais jamais entendu parler: Le Sing Sing So, le Nusabunga Cafe, le Dyna Pub, le Sabanoz, et le Domares Cafe. Le tout a quelques encablures de Jalan Jaksa, parfait pour les amateurs de decouvertes.

La rue en question, entre le Ibis Tamarin et El Wajh

Le premier bar a subir notre assaut fut le Dyna Pub, une veritable perle de kitsch. La photo de l’interieur parle d’elle meme. La patronne nous recoit avec le sourire. Elle me sert la main et a sentir la forte pression de ses doigts qui ecrasant mes petites phalanges, je realise qu’il s’agit plutot du patron. Nous sommes les seuls dans le bar alors SZ demande a changer la musique et baisser le son. On nous met le King Elvis a la place. On peut alors discuter tranquillement sur nos petites chaises de jardin anglais. Quelques prostituees plus tres fraiches passent nous dire bonjour. Je me force a parler trente secondes mais mon compere me fait signe, il est deja l'heure de partir.


Le Dyna Pub: Pour vivre heureux, vivons caches


Noel en avance au Dyna Pub

Nous traversons la rue pour rentrer au Nusa Bunga Cafe. Enfin moi je prefere ne pas rentrer parce que j’ai peur que le rythme lancinant du synthe me plonge dans la torpeur. SZ est en forme, il se permet d’entrer. Je ne sais pas comment est l’interieur, mais il m’a ramene ces deux magnifiques photos :

Crazy Night$ In Nusabunga Cafe

Les musiciens font une pause Playstation

Aaahh.... Qu’est-ce que j’ai pas manque dites donc !! C’est pas grave, il reste du potentiel, en l’occurence le Sing Sing So, autrement nomme le Triple S. On y reste pas tres longtemps, pas grand chose a voir.

Remarquez le poster de James Dean, l'idole des jeunes dans le fond

S’ensuit le Domares Cafe, qu’il faut savoir trouver, et qu'il faut avoir envie de chercher surtout. Finalement, au bout d’une salle de billard, on suit un long couloir qui nous mene aux escaliers du bar.

Ma cabane en bois


En cadence, grosse ambiance au Domares Cafe : Voir la vidéo

Pendant que SZ reprend en choeur les grands classiques Dangdut, je repose mes gambettes

Une fois de plus, notre verre se vide, et il nous tarde de regagner la route. Quelques metres plus loin, on s'arrete a l'Embassy 21st. Notre passeport est valide, nous rentrons sans probleme. (ouh la la!! plus mauvaise blague du blog apres 4 mois d'existence!). L'ambassadeur nous recoit avec ceremonie, et nous propose a boire et des filles, mais pas de Ferrero Rocher (et vlan! une 2eme vanne pourrie).

Embassy 21st: Du synthe, des fauteuils en sky et pas d'eclairage

On decide alors de partir pour le Sabanoz, derniere etape de notre periple. Mais c'est trop dur, la chanteuse est vraiment, vraiment mauvaise. Elle est perverse: Elle commence par chanter tout doucement, puis part dans les aigus comme un cochon qu'on egorge. On decide donc de rentrer chez nous.

Le Sabanoz: En rouge et noir, comme Jeanne Mas