Thursday, April 17, 2008

Le Red Square

Le Red Square

The Red Square, la Place Rouge en Francais, ou Krasnaya ploshchad en Russe - appelée a l'origine Pozhar - a pris sa forme actuelle sous le règne d'Ivan III, en 1493, et est devenue depuis l'une des places les plus célèbres du monde avec la Grand Place eud' Roubaix. Contrairement a ce que l'on pourrait penser, la place rouge ne tire pas son nom d'une quelconque référence au communisme ou a la couleur des briques avec lesquelles de nombreux édifices environnants ont été construits, a l'époque de la vague d'immigration chti qui a déferlé sur l'Europe de l'Est propageant la culture brique rouge-mullet-tunning dans toute la future URSS. Non, ce nom vient en fait de la traduction du mot russe krasnaya, qui peut signifier Belle, mais aussi Rouge.

En tapant Red Square sur le Google Indonésien, le premier lien a s'afficher ne fait référence en aucune manière a Ivan III ou au Pozhar, mais a un bar a Vodka nakalo-classe de Senayan, célèbre pour le jonglage de bouteilles enflammées des serveurs, le déhanché de la serveuse, et l'abondance de jeune femmes court-vêtues qui dansent sur la table centrale. Malheureusement, a Jakarta, Red Square, ca évoque plutôt ca… J'imagine bien les jeunes ados indonésien de passage a Moscou s'exclamer : « Nan !!! Énorme, regarde cette place, elle s'appelle comme le bar de Senayan Arcadia !! »


Quand je pense a la place rouge, je pense plutôt Kremlin, KGB, espionnage, James Bond…le voila le lien : James Blond, alias Mr. X, qui a fait du Red Square son terrain de chasse favori, son Berlin Est…le blackberry y est devenu une arme absolue que Mr. K n'est pas prêt d'oublier, lui qui avait ose prétendre infiltrer le réseau de Mr X (voir les soirees de Mr Konard)…

La première fois que j'ai entendu parler du Red Square, c'était en ces termes : « c'est trop bien, les gens dansent sur la table et tout… » je pense que ce qu'il voulait dire c'est « les gens dansent sur la table et… et c'est tout »… parce que c'est a peu prêt tout ce qu'il y a a dire sur le Red Square, probablement l'un des bars les plus surestimés de Jakarta…si je monte parfois sur la table, ce n'est pas pour faire admirer mes pas de danse diaboliquement funky et chaloupes, c'est juste qu'on y respire mieux qu'en bas, au milieu de cette foule éclectiquement pathétique qui perd toute raison et manières au dépends de ses plus vils instincts, réveillés par la vision incessante et indécente de petits culs se trémoussant sur la Table.

Au Red Square, il faut être encore plus torché que les bouteilles en feu pour s'y amuser…si bien que le lendemain au reveil on risque de ne plus se rappeler qu'on s'y est amusé jusqu'à ce qu'on s'aperçoive en allant pisser qu'il y a une brosse a dent dans la salle de bain qui n'est pas a toi…

Sunday, April 6, 2008

Classic Club ou "Bunker" (par SZ)

Tout commença lors d'une soirée chez celui qui est connu sur ce blog sous le nom de Mr. X (et qui n'a toujours pas posté une seule revue sur ce blog, alors qu'il se barre bientôt... Bon sang mais tu te fous de qui Mr. X ?!).
Bref, à l'approche de la fin de cette soirée, quelques bouillonnants lurons ne comptèrent pas en rester là. Mais où aller ?
TO avait un bar en stock, dans le bloc-notes de son portable : "Bunker : bar à tester, du côté de Pasar Baru"... L'idée d'aller dans une boîte surnommée "Bunker" m'intrigue. Ayo !

On demande au Blue Bird de nous conduire à l'hôtel Classic, sourire illuminé du bonhomme. Vous savez, ce genre de sourire qui signifie "Ah OK, je vois bien le genre, bande de coquins !". Il va même jusqu'à signaler sa destination par la fenêtre de sa voiture à ses collègues au repos. Ca commence bien...

Le cadre du bar est surprenant. Tout en long. un côté lumineux / billard / lounge / toilettes, un côté sombre / piste de danse / DJ. Entre les deux, le bar et une espèce de grande sculpture bizarre. Et partout, des putes. De toutes les nationalités (et essentiellement des pays situés entre la Pologne et les Philippines). Et puis, des clients pour les putes (en majorité d'origine chinoise).

Le fermier dans son pré.


On requête Ketahuan, The Shadows, 2 trois trucs, et puis bon, bah voilà quoi, on a vite fait le tour en fait...

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Lieu : Classic Hotel, Jl. K.H. Samanhudi 43-45, Pasar Baru.

Class : Mid-High.

Nakal : Oui.

Originalité : La sculpture !!

Note : 3 / 10.

Sunday, March 16, 2008

Jalan Tebet Utara Dalam (par SZ)


Un autre visage de la nightlife à Jakarta...


Des petits restos fast food, warungs et autres bars sympas, en plein air. Endroit agréable. On n'y trouve pas de la grande cuisine mais une ambiance décontractée, bon enfant, ça rigole. De la bonne musique aussi. Population indonésienne plutôt jeune.


Après manger, on peut se faire une petite chicha pas chère, toujours en plein air. Divin.

Square Cafe

Mes coups de coeur : De Jons Burger (bonne musique rock), Square Cafe (pour la chicha)

De Jons Burger

Seul petit hic : Pas d'alcool servi et ce n'est même pas trop autorisé d'en ramener du Circle K d'à côté avant une heure avancée de la soirée.

A lire également : La revue de FV sur le Comic Cafe.

Saturday, March 8, 2008

Le Malioboro: L' Autre Monde… Ou Le Reflet de l’Inconscient (par Mr. J)


Non, ce n’est pas à Jogja et non ce n’est pas une rue (enfin si, il y en a plein mais là, on ne parle pas de ça…c'est tout) et c’est à ne pas RATER !


Avec mon alcoolite habituel Mr Pn, en direction de Kota (pour changer ;-) à bord de la bat–Kijang black finitions, bières à la main et armés de notre sourire rictus de dégénérés mentaux quand on sort. Nous voilà, hardis petit (patapon) à la recherche d’une auberge afin de nous apaiser...

Surprenant me direz-vous!! Tout le monde en peignoir au bar!!

Quelle aubaine! Au détour d’une ruelle sombre (Gadja Madah), au bout de nulle part (presque devant le Monas), une tour d’un gris inquiétant nous toise…
“A qui que tu crois qu'tu fais peur, tour de tapette ?? Yo, je m'en vais te rentrer dans ton garage direct oim !!” ... “ Ah, bon, le garage plein… Ok, bon, on se gare à côté alors.. merci monsieur..”

Ca ne présage rien de bon… C'est pas grave, on est fou.. on y go quand même… “Bonjour, c'est quoi ici ?? Ah… c'est Hotel/Spa/Lounge bla bla… ok, ça marche.

2 minutes après, on est en calbute dans le big bain bouillonant…

“-Euh… Mr. J ?

-Oui Mr. Pn??

-Ca sert à quoi la barre devant les miroirs ??

-Je sais pas Mr. Pn … ; )"

Bref, petits bains, douches, sauna et on monte a l’inévitable 1er étage.. Booking rapide pour massage et là, on bloque : 3 portes: 1 avec de la musique naze et des bouteilles de vin, 1 sans bruit (c'est le cinéma, apparemment ??), et 1 avec de la techno/dance bien forte et pas trop mal...

Donc nº3 :
Oups, on s’est peut-être trompé… pourquoi il y a plein de nanas en jupettes ?? Des Slaves, des Thais, des Chinoises etc… On se pose dans un coin en espérant être oubliés, ça marche, on peut boire nos petits Bacardi Coke trankilou en attendant le massage...

Quand 4/5 nanas légèrement vêtues débarquent et montent sur un bar vide vers le milieu de la pièce.. elles dansent et finissent assez vite avec ce qu'il y a de plus petit comme vêtement sur terre (corde d'arc ou lacet de basket, il y a de nombreux modèles malgré le peu de tissu). Elles ne se démontent pourtant pas. Elles s'en foutent carrément en fait... et s’amusent entre elles... Brrrr… Puis se baladent dans la salle proposant de boire des verres en se laissant, bien sur!, regarder de très près (genre touché quoi..) avec les mains ou le visage… baaah, c'est sale...

Je rappelle que nous sommes en kimono/short… il faut donc faire attention (moi je pense à CR, et ça me calme direct)

Au bout d’une heure d’attente en évitant tout se remue- ménage, on comprend qu'on nous a oublié... on va donc réclamer notre massage, qui au final ne sera pas à la hauteur de cette salle… Y a pas à dire, rien ne vaut les DELTA BETA GAMMA.

A faire au Malioboro : Se garer dans la tour d’à côté, faire le spa qui n’est pas trop mal, monter boire un coup dans cette salle qui mérite d’être vue (environ 1h00 ) et se casser…

Le Malioboro fait aussi hotel à des prix tout à fait abordables. Néanmoins épouses dévouées, si votre compagnon y passe la nuit, ce ne sera pas pour l'emplacement (qui est pourtant central reconnaissons-le)

Lieu :

Gadja Madah, Kota, un peu avant plaza Gadja Mada

Class :

Mid-high class

Nakal :

Oui, très

Originalité :

Tenu par le proprio du Stadium , qui a ouvert le Sumo a Kelapa Gading dans le même genre, massage shiatsu cette-fois ci par contre.

Note :

4/10

Thursday, March 6, 2008

Le Stadium (par TO)


La revue sur le Stadium, c’est pas facile facile … on parle d’un monument de Jakarta… A visiter ici il y a Sunda Kelapa, le Monas, et puis le Stadium. C’est vraiment la boite incontournable de la ville …
Le stadium est ce que l’on appelle un one stop entertainment center, c’est-à-dire qu’on trouve tout ce qu’il faut pour s’amuser en un seul et même endroit. Un restaurant, un lounge, une salle de musique live, plusieurs bars, une discothèque, un karaoké, un salon de massage, un spa, un casino… et puis aussi et surtout de l’alcool, des prostituées, des drogues … Les drogues, en général c’est de l’ecstasy, qu’on demande directement au serveur ou au videur. Il y a des pétards aussi, de la coke et du shabu-shabu (méthamphétamine), disponible quasiment aux yeux de tous … bienvenue en Indo… La police ne dit rien, mais elle fait quand même des contrôles d’urine et des fouilles sur Hayam Wuruk donc ne dites pas que vous ne saviez pas…

500 mètres avant d’y arriver, on a déjà le coeur qui bat. Une petite mafia tient la rue, imposant par exemple une "taxe " à tous les taxis qui s'y arrêtent... On comprend que c’est pas la police qui fait la loi ici… Une voiture de flic passe de temps en temps chercher une enveloppe, puis disparaît, comme si de rien n'était... On se fraye un chemin entre les motos, les vendeurs, les mendiants, les pickpockets et les prostituées et on monte les 4 étages jusqu’a la discothèque L’endroit est enfumé, sombre, baroque. La musique, de la tribale lourde, répétitive, est plutôt bonne, elle inspire quasiment tous les autres clubs de la ville … enfin faut aimer … on se fait bousculer, accrocher par les mamas et par les dealers. On jette un coup d’oeil en arrière pour voir si on a pas perdu ses potes et on s’enfonce dans la masse, jusqu’au podium. Le podium, c’est le domaine réservé des étrangers. Pas surprenant, c’est aussi la qu’il y a toutes les filles qui traînent dans les bars d’hôtels genre BATS et Cie. A droite du DJ, pas mal d’ados, trop gâtés, et souvent bien défoncés … Les homos sont disséminés un peu partout, mais globalement, ils sont tout autour des bules (les "blancs" en Indonésien) : quelques-uns sur le podium, dans la fosse au premier rang, ou autour du petit escalier qui mène aux chiottes, prêts à vous mettre une main au cul. Sur les tables, des indos, plutôt âgés, seul ou en groupe, et qui se font amener une fille par les mamasans dès leur arrivée. Ils restent vissés sur leurs sièges à fumer des kreteks pendant des heures, jusqu’à ce qu’ils se disent qu’il est l’heure de niquer, et alors ils filent dans les chambres ou au karaoké. Les prostituées sont un peu partout aussi : celles qui bossent au stade sont à l’entrée, au bar ou dans les canapés, et celles qui viennent de l’extérieur se trouvent au bar côté piste de danse et tout autour, ainsi qu’au balcon.

Au Stadium, on y va à n’importe quelle heure, n'importe quel jour, le mardi soir ou le samedi après-midi et c’est toujours pareil … même musique, même atmosphère… On y perd un peu ses repères, et quand on en ressort au petit matin, ébloui par le soleil et qu’on replonge dans la vraie vie, avec les voitures, les employés en route pour le boulot et les vendeurs de rue, on prend peur et on a envie de pleurer comme un nouveau-né qui ouvre les yeux pour la première fois… Enfin ça c’est quand on fait vraiment le stadium… parce que ce n’est pas une boite normale, on peut pas y aller juste 5 minutes et repartir … faire le stadium, c’est s’y abandonner complètement, 10, 15, 20 heures d’affilée à danser, à errer entre les différents étages, à observer les gens, les filles… Toute la nature humaine dans ce qu’elle a de plus sombre et de plus faible se trouve réunie dans cet endroit, et pas de bol les proprios ont oublié d’allumer la lumière.


Jakarta Stadium Disco: DJ Booth

Jakarta Stadium Disco depuis la fosse


Jakarta Stadium Disco depuis le podium

Lieu :

Hayam Wuruk, à côté du 1001

Class :

Mid class

Nakal :

Oui

Originalité :

La référence des boîtes de Jakarta, ouvert non-stop de samedi 16h au lundi matin

Note :

10/10

Sunday, February 10, 2008

Top Gun (par SZ)

Le Top Gun est situé sur Jalan Pelatehan, dans le quartier glauque de Blok M, haut lieu de la nuit jakartanaise. Un bel étalage de la misère humaine. Les vieux porcs frustrés viennent faire leur marché parmi les innocentes "ayam kampung". Les "ayam kampung" ("les chicks du village") sont des filles habitant dans les quartiers populaires (souvent excentrés) de Jakarta, qui ont compris qu'elles gagneront plus d'argent en se prostituant plutôt qu'en faisant des boulots de base à Jakarta. Des petites voix douces et innocentes qui lancent des timides "Hello Handesome" à votre passage, dans la rue ou à l'entrée des bars... Il y a quelque chose qui cloche.

Les 2 bars phares de Jalan Pelatehan sont le My Bar et le Top Gun. Ce sont les plus peuplés, et aussi ceux qui ferment le plus tard. Si vous aimez danser sur de la techno, allez au My Bar. Si vous préférez la musique live, venez donc au Top Gun.



Le Top Gun c'est un espèce de cocktail explosif de n'importe quoi. Des vieux expats entourés de putes, des gens qui jouent aux fléchettes, au billard, des gens bizarres, des matchs de foot en sourdine, à manger, à boire, un groupe live souvent en décalage complet avec l'ambiance malsaine du bar, jouant au choix Beyonce ou les Rolling Stones (solos compris), une piste de danse, un podium gluant...


Comme si les créateurs de ce bar avaient voulu être sûrs de n'oublier aucun des ingrédients qui pourraient potentiellement attirer des clients. Et le pire, c'est que c'est réussi.


A mes yeux le bar le plus marrant de la rue, malgré les nombreuses mains qui viennent vous caresser les côtes.

Expérience que je conseille : Faites une song request et demandez à chanter... C'est marrant d'avoir un attroupement de filles criant et dansant à vos pieds. On se prendrait pour Paul Mc Carthney...

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Lieu : Blok M, Jalan Pelatehan.

Originalité : Quelques très jolies serveuses.

Class : Low-Mid Class.

Nakal : Oui.

Note : 5 / 10.

Friday, January 25, 2008

CJ's (par SZ)

Welcome !

Parlons sans complexe, nous voici dans un bar à putes.

Mais attention !
Pas un simple bar à putes du Blok M, sal et vulgaire.
Non ici, on est à l'hôtel Mulia. Le luxe !

Pour faire oublier donc qu'on est dans un lieu de débauche, on met le paquet : entrée coûteuse qui donne une impression de prestige (70.000 roupies la petite bouteille d'Heineken), décor luxueux et intimiste, groupe live branché (occidental de préférence), sono de qualité... Non vraiment, c'est classe ici !


Le plus souvent, seuls le personnel et les putes sont d'origine indonésienne. Les clients du bar sont généralement aussi ceux de l'hôtel, rejoints par d'autres occidentaux, japonais ou chinois.

Assis sur leurs jolies tables en zigzags, ils attendent d'être suffisamment bourrés pour oser aller titiller les putes qui attendent patiemment debout en rang d'oignon le long de la balustrade du fond.


Rien de bien glorieux donc. Allez, je finis mon lemon squash et je me casse !

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Lieu : Hôtel Mulia, Senayan.

Originalité : Récemment refait.

Class : High class dans la forme, Low class dans les fond.

Nakal : Oui mais dans le luxe, s'il vous plaît.

Note : 2 / 10.

Monday, January 14, 2008

Pendant ce temps là, à Muong Khuong... (par MV)

(Hors série spécial 2008)

Il est 18h20 à Muong Khuong, ville du bout du monde, tout là-haut dans le froid des montagnes vietnamiennes. Je sors de mon "nga ni" (auberge), pour trouver un truc à béqueter, vu que la veille j'avais failli jeûner en me mettant en recherche à 20h.

A 18h24, j'entre dans le Bau Mai .


La famille est en train de manger à une des tables : "Salut, ça farte ?". Je commande une bière en guise d'apéritif. Alors que je sirote ma bia Hanoï, on m'allume la TV (chose commune dans les bars et restos vietnamiens, c'est vrai que ça distrait vachement les dessins animés en français avec une voix vietnamienne qui couvre le son initial). Bref, 18H29, premier événement de la soirée : les plombs sautent ! Il faut dire que vue la tête de l'installation électrique de la prise TV, ça n'est pas bien surprenant...


La femme appelle son mari aux secours. Le gars examine la prise, l'ouvre et la remet. Après quelques étincelles, ça saute de nouveau. Il teste avec une lampe, ça resaute. Finalement il amène une rallonge pour brancher la TV sur une autre prise.

18h36, 4 hommes entrent dans le bar, visiblement bien éméchés. L'un d'eux est un officiel du Parti Communiste, un genre de policier ou agent administratif quoi, avec le bel uniforme vert. L'un d'eux me fait signe de les suivre : "Karaoke !" me dit-il. On descend, on arrive dans une salle pauvrement décorée, avec un vieux canapé, une TV, un lecteur DVD et 2 micros. Youhou ! Les gars s'en donnent à coeur joie sur des chansons vietnamiennes (équivalent local du dangdut, sans doute). Ils m'encouragent à chanter. J'essaye mais mais c'est dur, avec les tons et l'air de la chanson que je ne connais pas.

On se retrouve rapidement avec 10 bouteilles de bière sur la table. Ici ça ne rigole pas : on trinque et on boit le verre cul sec dans la foulée. Les gars essayent de me parler en vietnamien, j'ai dû essayer de leur faire comprendre 50 fois que je ne parlais pas la langue. De même, je leur ai suggéré à maintes reprises de choisir des chansons en anglais pour que je puisse chanter, mais rien à faire... L'officiel communiste me fait un bisou sur la joue, je me dis qu'il est peut être l'heure de partir, d'autant plus que j'ai faim.

Photo d'Adieu au Bau Mai

Un peu plus loin se trouve le Ga Tan.


Il est 19h04 quand je m'attable avec 2 gars qui ont l'air complètement explosés, en train de fumer des substances étranges dans un genre de narguilé local. Ils me convient à manger du porridge avec eux. Ils me parlent en vietnamien, je ne comprends rien, on rigole bien. J'essaye leur "tabac", je tousse, je trinque cul sec avec eux avec leur "wine" local (très fort), je tousse encore.

19h28, bing ! Les cocos du karaoké d'à côté qui déboulent en titubant et en criant ! Ca sent la fin de soirée. Ils s'attablent et mangent. Puis rebelotte, de l'alcool fort à boire cul sec. 19h38, les gens commencent à rentrer chez eux. Je demande la note à la patronne, elle me fait "7" avec la main. Je me dis "70.000 ? (4 euros) pour un porridge et un peu d'alcool, c'est un peu cher mais j'ai vu pire". Je lui file un billet de 100.000, elle me regarde bizarrement et me rend... 93.000. Donc en fait j'ai mangé pour 7.000 dongs, soit 0,40 euro.

A 19h48 je rentre à l'auberge en ne marchant pas très doit, la nuit a été longue !

Thursday, December 13, 2007

Grand Manhattan (par SZ)

A l'hôtel Borobudur, l'un des plus luxueux de Jakarta, on pourrait s'attendre à trouver, comme au Shangri-La ou au Mulia, une boîte grande avec de la déco prétentieuse, des boissons chères, un live band occidental, et une ribambelle de prostituées ou de filles peu farouches à la recherche d'un boy-friend temporaire friqué.

Et bien, non. Au Borobudur, il y a d'abord le Musro, boîte néo-grèque dont je n'ai entendu que du mal. J'y suis passé une fois 5 minutes en plein Ramadhan, il n'y avait aucun client.

Mais surtout, dans un recoin des énormes couloirs richement décorés, on trouve le Grand Manhattan... Bar petit, recroquevillé, déco simple, peu de lumière, piste de danse minimaliste et intimiste, et puis une petite scène pas très haute qui accueille régulièrement des groupes live.

Le Vendredi soir, le groupe Fun Fair offre une prestation énergique et variée. Les morceaux rock ou R'n'B ainsi que quelques tubes dangdut se succèdent et se mélangent à merveille, pour le plaisir de tout le monde. Les chorégraphies sont réussies et les chanteuses souriantes. Elle n'hésitent pas a descendre de la scène pour motiver les foules sur la piste de danse.


Musique diversifiée pour une population tout aussi éclectique. Riches chinois, prostituées, expatriés (indiens, arabes, occidentaux...), indonésiens de classe moyenne, gens bizarres, chanteurs, danseurs, quidams en tous genres porteurs de vestes en cuir, casquettes et/ou de moustaches, etc...

Ce joyeux monde se retrouve sourire aux lèvres sur la petite piste de danse ou sur scène, dansant ou chantant à sa manière, sans prise de tête. Un chaleureux mélange, mi high-class, mi low-class, bien loin des standards de Jakarta (on n'est ni au X2, ni à l'Asmoro).

Le Grand Manhattan a aussi sa dose de folklore inattendu. Votre addition est estampillée "bill bule" ("l'addition des blancs"), un manager sur-motivé vient jouer de la air-guitar à côté de vous pour vous inciter à danser, des gens ou les serveurs viennent régulièrement vous parler. On a même eu une fois la réincarnation indonésienne de Balavoine qui est montée sur scène.

EV aurait dû faire cette revue. Avec 31 Vendredi soirs au Manhattan dont 11 d'affilée, il a été déclaré meilleur client du bar...

Parfois rempli, parfois vide, ce bar est aussi surprenant qu'imprévisible, et c'est pour cela que je l'adore.
C'est l'un des bars de Jakarta dans lequel je m'amuse le plus, et aussi l'un des seuls dont je ne me lasse pas.

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Lieu : Hôtel Borobudur, Senen.

Originalité : A l'image du bar, Les toilettes sont largement en dessous du standard de l'hôtel.

Class : Mi hi-class, mi low-class.

Nakal : Peu.

Note : 9 / 10 (le vendredi soir).

Monday, December 3, 2007

Les Pubs de la Rue Wahid Hasyim (par TO)

Puisqu’on est dans le folklorique, je crois qu’il est temps de faire decouvrir a nos lecteurs d’autres tresors de kitsch sur lesquels nous sommes tombes lors de nos peregrinations.

Jakarta... tes charmes ne s’arretent-ils donc jamais ?

Apres un diner au Ya Udah avec l’ami SZ, (au passage, le Ya Udah, c’est pas cher et c’est pas mauvais, et la grande bintang est a rp 16,000), nous decidons de visiter Jalan Wahid Hasyim, fameuse pour ses Hotels Ibis, ses bencongs, et son putar balik. Il se trouve que j’avais repere une petite ruelle juste a cote du restaurant El Wajh avec quelques bars dont je n’avais jamais entendu parler: Le Sing Sing So, le Nusabunga Cafe, le Dyna Pub, le Sabanoz, et le Domares Cafe. Le tout a quelques encablures de Jalan Jaksa, parfait pour les amateurs de decouvertes.

La rue en question, entre le Ibis Tamarin et El Wajh

Le premier bar a subir notre assaut fut le Dyna Pub, une veritable perle de kitsch. La photo de l’interieur parle d’elle meme. La patronne nous recoit avec le sourire. Elle me sert la main et a sentir la forte pression de ses doigts qui ecrasant mes petites phalanges, je realise qu’il s’agit plutot du patron. Nous sommes les seuls dans le bar alors SZ demande a changer la musique et baisser le son. On nous met le King Elvis a la place. On peut alors discuter tranquillement sur nos petites chaises de jardin anglais. Quelques prostituees plus tres fraiches passent nous dire bonjour. Je me force a parler trente secondes mais mon compere me fait signe, il est deja l'heure de partir.


Le Dyna Pub: Pour vivre heureux, vivons caches


Noel en avance au Dyna Pub

Nous traversons la rue pour rentrer au Nusa Bunga Cafe. Enfin moi je prefere ne pas rentrer parce que j’ai peur que le rythme lancinant du synthe me plonge dans la torpeur. SZ est en forme, il se permet d’entrer. Je ne sais pas comment est l’interieur, mais il m’a ramene ces deux magnifiques photos :

Crazy Night$ In Nusabunga Cafe

Les musiciens font une pause Playstation

Aaahh.... Qu’est-ce que j’ai pas manque dites donc !! C’est pas grave, il reste du potentiel, en l’occurence le Sing Sing So, autrement nomme le Triple S. On y reste pas tres longtemps, pas grand chose a voir.

Remarquez le poster de James Dean, l'idole des jeunes dans le fond

S’ensuit le Domares Cafe, qu’il faut savoir trouver, et qu'il faut avoir envie de chercher surtout. Finalement, au bout d’une salle de billard, on suit un long couloir qui nous mene aux escaliers du bar.

Ma cabane en bois


En cadence, grosse ambiance au Domares Cafe : Voir la vidéo

Pendant que SZ reprend en choeur les grands classiques Dangdut, je repose mes gambettes

Une fois de plus, notre verre se vide, et il nous tarde de regagner la route. Quelques metres plus loin, on s'arrete a l'Embassy 21st. Notre passeport est valide, nous rentrons sans probleme. (ouh la la!! plus mauvaise blague du blog apres 4 mois d'existence!). L'ambassadeur nous recoit avec ceremonie, et nous propose a boire et des filles, mais pas de Ferrero Rocher (et vlan! une 2eme vanne pourrie).

Embassy 21st: Du synthe, des fauteuils en sky et pas d'eclairage

On decide alors de partir pour le Sabanoz, derniere etape de notre periple. Mais c'est trop dur, la chanteuse est vraiment, vraiment mauvaise. Elle est perverse: Elle commence par chanter tout doucement, puis part dans les aigus comme un cochon qu'on egorge. On decide donc de rentrer chez nous.

Le Sabanoz: En rouge et noir, comme Jeanne Mas