Thursday, December 24, 2009

Little Tokyo (par SZ)

Un jour, je me baladais du côté du mall Blok M, pour essayer de trouver un t-shirt "I (love) JKT". Après avoir écumé 10 échoppes qui ne proposaient ce vêtement qu'en taille XS, je sors du pasar étouffant et je me promène dans les ruelles environnantes. Des restos, bars, karaokés, salons de massage. Tous ces établissements possèdent des enseignes en japonais. Des inscriptions énormes, des néons... La traduction en anglais ou en indonésien n'est pas systématique : Intriguant.



Je me renseigne plus en détails sur le lieu dans lequel je m'étais baladé. Il s'agit de "Little Tokyo" : Un quartier qui concentre l'ensemble de la débauche japonaise de Jakarta.


On organise une exploration nocturne de ce quartier. "Je ne comprends même pas pourquoi on n'a jamais eu l'idée d'y aller plus tôt" confia Mr.Pn.


Tout commence bien, par un resto. On commande de la bière japonaise, on fait des photos avec les serveuses, on essaye de faire un choix sur une carte dont on ne comprend rien car les menus sont écrits en japonais. On rigole bien !



Ensuite commencent les choses sérieuses. On cherche un bar pour laisser notre corps imbibé s'exprimer. On tente un premier endroit. En haut d'un escalier, la déception est grande : c'est le hall d'entrée d'un karaoké. On est hélas loin de l'ambiance kitsch et marrante du Syuri : La musique hurle, il n'y a pas de micro pour chanter, et des hôtesses viennent nous harceler pour qu'on prenne une salle. C'est barbant. Mais la troupe ne se décourage pas, emmenée par un FV plus motivé que jamais : "On n'a qu'à essayer un autre endroit !".


Ah merde, celui-là c'est un salon de massage. Ah, et celui-ci c'est encore un karaoké glauque. Zut, c'est pas de chance.


Notre choix s'arrête finalement sur un autre karaoké : le Yujiro.


Welcome !


Cet endroit n'est pas beaucoup plus reluisant que les autres, mais au moins ici on peut prendre une bière au bar et chanter librement les grands classiques asiatiques sans subir de pression de la part du personnel.




D'ailleurs, on se rend vite compte qu'on a par chance atterri dans un établissement de premier choix : Sur le mur est fièrement affiché un "sertifikat", garantissant que toutes les hôtesses du lieu ne sont pas porteuses du virus du sida. On ne comprend pas bien, elles sont juste sensées chanter les hôtesses non ? Le sida se transmet par le chant ?



Bref. On chante "Ada apa denganmu" et 2 ou 3 trucs, on finit les pitchers en cours, et puis FV reprend les devants : "Bon maintenant ça suffit ! On va tous au Red Square, là-bas au moins on sait que la soirée sera réussie !". Nota : le red square était vide. FV y tirait sa tête des grands jours en buvant sa Bintang (il n'est pas monté danser sur la table).

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Little Tokyo : Blok M, les ruelles en face du mall Blok M Plaza.
Class : Low class.
Originalité : Pas un seul bar classique dans le tas.
Nakal : Oui.
Note : 2 / 10.

Wednesday, May 27, 2009

L'Oscar (Nouvelle Formule)

Il y a un an jour pour jour, nous décernions l’Oscar du meilleur Bar de Blok M à l’Oscar Pub, pour l’ensemble de son oeuvre, son héroïsme militant et résistant face a la nakalite environnante. Présent depuis le début des années 80, ce Pub était en effet le dernier attribut de la scène Rock jakartanaise, qui fit les beaux jours de la nuit a Blok M il y a une vingtaine d’années.

Ayant appris qu’il avait été rénové depuis plusieurs mois déjà, c’est plein de curiosité, mais aussi avouons le un peu d’appréhension que je suis parti tester l’Oscar « nouveau concept » samedi dernier.

Et c’est avec le cœur gros et une larme de nostalgie au coin l’œil que je me dois de rendre ce verdict Nietzscheen: L’Oscar est mort, emportant avec lui l’esprit qu’il incarnait…Elvis Wijaya ne s’y est pas trompe et a déserté lieux, personne ne l’a vu depuis des semaines…Un monument de Jakarta nous a quitte, dans l’oubli général, sans même un dernier hommage…

De l’Oscar Pub, cet endroit insipide et sans personnalité n’en a plus que le nom…en fait le nouveau concept hésite entre deux mondes complètement inconciliables: le Blok M des années 80, et le Blok M version My Bar

Sur les murs, des posters des Rolling Stones, Jimmy Hendrix, Tina Turner, Joe Dassin, etc…et au milieu de la salle, un énorme podium avec des barres en acier comme dans le métro ou dans les bars ou des dames vêtues de ficelle font des acrobaties…je suis perplexe…pour l’instant il y a un groupe d’adolescents Indonésiens qui interprètent des classiques du rock a leur manière, avec leur vocabulaire…ils ont du apprendre l’Anglais avec Tukul…je me dis qu’Enter Sandman est probablement, avec Hotel California, l’une des chansons les plus communément massacrées dans les bars live et karaoke d’Asie (les chansons de Bon Jovi, ca compte pas)…

Le groupe prend son break, un DJ prend maladroitement le relais…ça me rappelle le V2… je suis doublement intrigué et inquiet… va-t-on voir arrivage de filles du Club 36 déferler et se ruer sur ce gigantesque podium ?

Mon voisin de table vient ici tous les week-ends depuis le début des années 80, il ne cesse de répéter que la nouvelle version de l’Oscar, il aime pas, la musique lui fait mal a la tête…mais ça fait 25 ans qu’il vient et il sait pas ou aller… il me dit : « de toute façon, c’est n’importe quoi… regardes, le patron a fait installer un podium a strip-tease mais il veut pas payer de danseuses »… c’est exactement ça, le Nouvel Oscar c’est la voie du milieu, un demi chamboulement radical; les murs d’un bar Rock, mais on ne se donne pas les moyens d’avoir un vrai groupe…un podium a strip tease, mais on ne se donne pas les moyens d’y mettre des danseuses…

Ca y est, je m’ennuie, assis la a regarder les photos sur les murs en me faisant agresser par de la mauvaise house musique…c’est vrai que la musique fait mal a la tête…mon regard désabusé se bloque finalement sur le podium, immense et vide…jusqu'à qu’une vieille pute de 45 balais ne monte finalement gesticuler de façon complètement désarticulée autour du poteau…mon voisin me dit : « la pauvre, ça fait 20 piges que je viens ici, et elle est toujours la… ». Dans l’ancien Oscar, c’était pas choquant de la voir…ici, c’est très dur…

C’en est trop, le bar ne mérite plus son Oscar du meilleur bar middle-low class de Jakarta, je subtilise la statuette et file la poser au dessus de la machine a fléchette du Dyna Pub, une valeur sure, une taverne chaleureuse qui n’est pas prête de nous décevoir…un peu de stabilité et de constance dans cette ville de fous, ça fait du bien…Si dans un an le Dyna Pub mérite encore cet hommage, c’est décidé, je lui remet la récompense suprême, un CD original de "Pepito mi corazone"…

Monday, November 17, 2008

Le jaipongan de Jatinegara: exode fantasmagorique en pays Sunda

Le Stadium est un accomplissement… qui n’intervient qu’après un long processus d’apprentissage de la nuit à Jakarta. L’appréhender d’emblée, sans histoire, sans passé, lui ôterait une bonne partie de sa valeur. Il n’est pas a-historique. Il n’est que le prolongement de l’histoire pervertie de la mégalopole. Et avant, il y a … le Jaipongan de Jatinegara !

Il est des lieux perdus, pourris, isolés, crades, qui sont régulièrement décrits et commentés dans ce blog. A juste titre. Ils sont la colonne vertébrale de la ville. Sa soupape de sécurité. L’envers de la politesse récurrente des Jakartanais (comparé à Douala…). Une des facettes de son économie souterraine. Ils sont le moyen de devenir amok sans mettre le feu à son voisin (quoique…). De se rebeller contre un mariage arrangé. De créer de la valeur au foncier 24 heures sur 24 (il arrive aussi que les garages de voiture se transforment en restaurants la nuit après la fermeture pour rentabiliser, à Bogor par exemple !).

Certains de ces lieux sont connus parmi les initiés. Certains s’affichent. D’autres se vendent, vulgaires, en appliquant les recettes bien connues : bières chaudes, techno inepte, déshabillés invisibles, lumières tamisées, hôtesses clonées, etc. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est un lieu résistant qui reflète les traditions indonésiennes dans la capitale urbaine, pauvre, riche et dévoyée, obsédée, souvent ridicule. C’est la manifestation nocturne de la culture austronésienne, militante, en-dehors du dangdut emprunté aux indiens et mis à toutes les sauces : cérémonies, mariages, sunatan, évènements sportifs, télévision, etc.

A l’arrière d’un ojek (moto-taxi), vous naviguez entre les bemo et les Kijang, les terminaux de bus des alentours de Kampung Melayu, et vous vous rendez à la station de train de Jatinegara. Pourquoi ? Parce qu’un ami indonésien vous a dit que se déroulait ce soir la fête du jaipongan, un truc à ne pas rater puisque l’on s’intéresse sur ce blog aux manifestations culturelles locales (ben oui). Mais c’est où ce truc ? On est au milieu de nulle part là ! Mais si, tu vois le parc là-bas ? Et ces échoppes sur la droite où des gosses se dandinent sur de la musique… dangdut ? Tu tournes à gauche juste avant, et tu traverses la voie ferrée. Regarde quand même un peu des deux côtés, les barrières ne marchent pas à tous les coups ! Et après ? Après, tu prends la ruelle à droite (y a pas de lumière c’est pas grave, ce ne sont que des dépôts d’armes « illégaux »), et tu continues, doucement…

Et là ? Là, vous voyez ce qui va vous obséder des mois durant. Vous voyez une scène de spectacle, puis une deuxième scène de spectacle. Colorées. Agitées. Bruyantes et saturées. Surélevées, avec bien sûr le petit tissu de batik par en-dessous. Pour faire classe. Et dessus ? Dessus, des danseuses engoncées dans leurs habits traditionnels, des kebaya bien serrés, des roses, des jaunes, des bleus… fardées à l’extrême, avec des coiffures incroyables sur la tête, des chignons hallucinants. Et des musiciens, des joueurs de gamelan, de suling, d’angklung, de gong… Et la mama-ibu de tout ce petit monde, entre deux âges, assise au bord de la scène, surveillant ses élèves… et ses clients, tançant les habitués pas assez prompts à balancer des pourboires dans le corset des chastes danseuses.


Il faut vous attabler, vous poser sur ce petit banc de bois à quelques mètres où vous attend un moustachu (ben oui, il est indonésien), commander « bintang satu ! », ne pas faire attention aux détritus tout autour, à l’odeur nauséabonde. De toutes façons vous êtes en sécurité puisque vous êtes sous le pont qui soutient… l’autoroute ! En fait non, vous êtes en pays Sunda (Ouest de Java) et vous n’allez pas en partir de sitôt. Vous en avez pris pour un bail en fait. Vous vous en doutez un peu parce que vous ne pouvez détacher vos yeux de ces sinden (danseuses), aux formes parfois rebondies, parfois très jeunes. Mais surtout maquillées jusqu’à l’impossible après des heures de préparation.

Des heures de préparation pour… quelques gars déguenillés en savates, élégants et l’air de n’en avoir rien à foutre, un sourire béat au coin des lèvres, esquissant quelques passes de pencak silat, l’art martial local qui paraît bien peu martial dans ce contexte évasif ! Si leurs jambes traînent à l’abandon et s’adonnent librement à quelques enlevés-jetés assez mous, en revanche leurs bras sont vite saisis au passage par la chanteuse accroupie au bord de la scène. Normal, puisque quelques billets de mille roupies dépassent de leurs poings serrés. En revanche la main innocente, une fois agrippée, ne lâche pas prise aussi vite et l’on assiste ainsi à des « poignées de main » interminables pouvant durer plus de temps qu’il n’en faut pour vider sa bouteille de bintang ! La poignée de main n’est perdue pour personne d’ailleurs, car la chanteuse a vite fait de repérer au passage la prochaine victime (bien consentante).

C’est enchanté que l’on assiste à ce ballet hors du temps, en suspension, irréel et pourtant bien ancré dans cette misère des bas-fonds de Jakarta. D’où vient que ce décor sale paraît si accueillant et confortable, que les voyous patibulaires des alentours semblent ici inoffensifs, que les bières chaudes ont un goût d’ambroisie, que la circulation de l’autoroute si proche devient silencieuse, que la petite scène se transforme en tremplin aux artistes, que les ivrognes titubants ont l’air de petits Bruce Lee d’opérette ? Ce n’est que la magie du jaipongan qui opère discrètement pour vous ouvrir les portes d’un monde d’harmonie parfaite. Cette magie s’exerçant grâce à la volonté du petit peuple de s’évader et de quitter la dureté quotidienne d’un sort malheureux. Cette magie créée aussi par les artifices des dukuns qui truffent littéralement de diamants les lèvres des sinden pour leur offrir une séduction irréelle, leurs yeux pour leur donner un regard langoureux, leurs jambes et leurs bras pour leur impulser des gestes admirables de grâce, leurs poitrines pour les rendre attirantes et sensuelles. Pauvres créatures, ces sinden, qui devront recourir aux services de ces mêmes dukuns pour leur enlever ces diamants une fois leur carrière accomplie. Sinon, elles risquent plus terrible que la mort, l’absence même de mort et l’agonie éternelle. Une sinden dont le dukun attitré n’aura pas retiré ses diamants magiques sera en effet incapable de trépasser et devra errer indéfiniment entre la vie et la mort…

Il est tard, le spectacle se termine et les sinden se retirent emmenées par leurs becaks vers quelque destination inconnue. Il vous faudra vous plonger dans l’extase de ce spectacle inimitable, jusqu’à la fin, pour savoir le lieu de leur retraite et espérer, peut-être, échanger quelques mots doux et des caresses inespérées, hors d’atteinte… à moins que vous ne décidiez de remonter sur votre ksatria pour vous diriger vers le stadium, un tout autre univers…

Monday, June 23, 2008

Le V2

Le V2

Qu'est ce qui différencie le V2 des autres one-stop entertainment venues de Kota ?
A priori pas grand chose, au premier abord la deco fait penser a un mini Sun City.

Ce qui le rend unique, c'est son manque d'à-propos, son dédain pour la transition, qui lui donnent un cote 2e degré parfois drôle…souvent pathétique.

Le groupe - pas mauvais soit dit en passant - termine abruptement son premier set sur une langoureuse chanson d'amour…les musiciens descendent en vitesse. Un blanc, comme un soupçon d'inachevé dans l'air, la perplexité se lit sur les visages. La dessus, le DJ, appelons le DJ Vas-y tu Sors pour protéger l'anonymat du changeur de disque le plus mauvais d'Asie, enchaine sans transition aucune avec de la mauvaise house music…arrivent les danseuses, encore légèrement vêtues, qui commencent leur strip tease sur « bad boys, bad boys, what you gonna do », la chanson la moins propice au strip tease du monde…la, je sens comme une présence derrière moi. Je me retourne. Une énorme moustache me fait front. Elle appartient a un individu etrange vetu de noir, portant une enorme croix en pendentif, appelons le Panthere. Panthère, malgre ses airs mechant de Preman du Timor, c'est un brave gars…en tout cas il fait des efforts.

Comment tu t'appelles ? me demande Panthère.

Susanto, réponds-je.

Bagus, bagus!!! allez on se tape dans la main…

Ca y est, je crois qu'on s'est tout dit…je retourne a la table, un vieux chinois me propose de boire au goulot de sa bouteille de Chivas…non merci, j'aime pas le whisky…il insiste, « good, good, ayo minum, bagus »…non, j'aime toujours pas le whisky… et oui, le V2, c'est aussi des conversations flamboyantes, et des rencontres encore plus inoubliables que les transitions du DJ…ca fait environ 45 minutes que les danseuses sont sur scène, c'est long ce strip tease, on commence a s'ennuyer… dans ce genre de bar, il y a toujours des vieux gars, l'air patibulaire mais presque, assis tous seuls a une table, qui fument des kreteks en regardant dans le vide, jusqu'à ce qu'il leur prenne l'envie de boire de la tequila et de palper des nichons… c'est la que tout s'enchaine, les filles sont maintenant complètement nues – enfin presque, elles ont encore des chaussures, parce que c'est par les pieds qu'on attrape le masuk angin, elles descendent dans la salle, boire avec les clients et se faire tripoter, ca devient n'importe quoi…la chanteuse revient, monte sur scène pour le deuxième set, puis voit les filles remonter sur scène…elle redescend en courant. Personne ne lui a dit que ce n'était pas encore fini…

Des chinois nous invitent dans une salle karaoke qu'ils viennent d'ouvrir...on se met en route et on se rend compte que le V2, c'est immense…une grande partie de la superficie du V2 est occupée par des couloirs, le thème de la décoration, c'est les arbres. Il y a un grand salon ou plein de jeunes filles attendent le prince charmant…ou un vieux moustachu, c'est selon disponibilite. On arrive finalement dans la salle karaoke…la aussi c'est immense…il y a un salon, une salle de bain, et une chambre, avec un grand lit et des oreillers, au cas ou les chansons de Bon Jovi dégénèreraient en batailles de polochon… apparemment on peut tout commander : du jus de fruit multivitamine pour le petit dej a 6h du mat, aux cachets d'ecsta, accompagnatrices, etc…

En sortant, on passe devant un warung sur le parking et on y voit l'une des filles, en gabardine de Colombo, manger un bubur ayam toute seule, avec une tronche de cadavre, ca m'a coupe l'appétit (ca tombe j'ai lu par la suite dans le guide Michelin que leur Bubur Ayam etait aussi mauvais que leur DJ).Selon l'un des videurs, chaque fille est payée 1 million par soir…c'est le prix de l'indécence…

Restent deux étages inexplorés…avis aux aventuriers…

Monday, May 26, 2008

Oscar

Et l’Oscar du meilleur bar de Blok M est décerné a…OSCAR PUB!!!!!!!!

J’étais déjà passe devant, mais je n’avais jamais ose m’y arrêter…pour moi l’Oscar - excentre tout au bout de Jalan Falatehan, a cote de la station de bus et des putes qui attendent le client revenu bredouille du Top Gun ou du My Bar - c’était le bar le plus pourri de la rue la plus glauque de Jakarta…c’est vrai que vu de l’extérieur, c’est pas très engageant…mais halte aux aprioris.

L’Oscar se démarque en fait des autres bars de la rue et de leur ambiance malsaine et lubrique, ca doit être pour ca qu’il est excentre, pour marquer sa différence…je me suis toujours royalement ennuye au Blok M, et ne reste rarement plus d’un quart d’heure…le temps d’écouter SZ chanter ketahuan, le point culminant de la soirée, avant d’aller au stadium…a l’Oscar, je suis reste 5 heures, et j’ai adore…

Très bon groupe le vendredi…c’est la première fois a Jakarta que j’ai pu entendre dans la même soirée les Clash, Lynyrd Skynyrd, Jefferson Airplane…et Honky Tonk Woman interprete par Reny Jayusman, icône du Rock Indo dans les annees 80-90, la Janis Joplin de Jakarta… c’était assez drôle, a sa montée sur scène, de voir les filles délaisser leurs bules pour se planter devant la scène et filmer la performance sur leur portable…

Apparemment, il ya une dizaine d’années, le Blok M était un endroit incontournable de la scène Rock a Jakarta…l’Oscar semble en être le dernier attribut, le petit bar qui résiste encore et toujours a l’invasion de l’inculture musicale et de la débauche de fin de semaine…un adorable anachronisme.

A l’Oscar, ce soir la, la foule est éclectique, des putes, jeunes et vieilles, un vieux couperose et bedonnant qui se demene sur la piste, mais aussi de jeunes Bule qui sautillent et montent de facon intempestive sur scène brailler un petit highway to hell…et surtout le pilier du bar, client préféré, l’Elvis Indonésien - mêmes chemises a franges et pantalon pates d’ef’, même banane, mais avec une bonne tête de Wijaya.


Bref, le mélange donne à l’ endroit une ambiance sympa et bon enfant, les gens sont la pour s’amuser et y parviennent…

L’Oscar est le laureat incontesté du Blok M, et remporte l’Oscar de la meilleure B.O et du meilleur second rôle pour Elvis Wijaya… un bar à essayer absolument…le vendredi

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Oscar Pub: Jalan Falatehan, Blok M

Class : Low class superieur

Nakal : oui, un petit peu quand meme

Originalité : Bar Rock et presence du Raja (The King en Indo)

Note : 6,5/ 10.

Thursday, May 22, 2008

Le Dragonfly

Le Dragonfly

Le dragon-mouche, c’est le seul bar de Jakarta ou on ne m’a pas laisse rentrer… j’étais mal habille…ca m’a rappelé la France… Comment ca mal habille ? Mon plus beau T-shirt UNSS 1999, on aura tout vu… « C’est ca videur, continue à faire preuve d’arrogance et je vais mettre en peril ton integrite physique…je vais sortir la boite a outil et il va t’arriver des bricoles, je te préviens…ca va finir en chamailleries corporelles avec des contusions et des equimoses cette histoire…aieuu ! non, on tire pas les habits ! Arrêtes, j’ai des lunettes !! Bon, ca va, je m’en vais, puisque c’est comme ca je pars au Cafe Queen et vous ne me reverrez jamais ici…jamais vous m’entendez ! c’est un jamais irrévocable, un jamais Aime Jacquetsque »

J’étais déjà rentré la semaine d’avant donc je me rappelle comment sont habilles les gens a l’intérieur – non Mr. K, c’était surement pas les même gens, c’est pas le stadium ici, les gens rentrent chez eux le matin, ils ont un travail, ou du moins un revenu qu’ils dépensent ici avec enthousiasme. Comment sont ils habilles ? Tous pareils: bien. Ceux qui sont en jean ont le porte-clés Ferrari qui dépasse de la poche, donc on les laisse entrer. Oui, ici les gens ont plein sioux, mais ils ne les envoient pas à l’ARC, même si avec toutes ces bouteilles qu’ils achètent ils devraient se méfier de la sirose du foie. En fait la bouteille c’est souvent un truc a partager, comme un moment Nutella mais en moins intime… il y a souvent un riche mécène qui abreuve ses amis et parfois quelques parasites dans mon genre, un gars qui s’assure que tout le monde est heureux, que tout le monde a un verre plein, et que tout le monde se rend bien compte qu’il achète plein de bouteilles avec son Amex platinium… c’est l’oppose des bars low-class Cambodgiens, ou la bouteille ne se partage pas…elle ne s’ouvre même pas d’ailleurs… les faux nouveaux riches « louent » la bouteille pour la soirée, juste pour qu’elle soit sur la table et que les filles viennent a leur table en espérant qu’ils vont éclater tout le monde avec tout leur argent…bref, tout ca pour dire, au dragonfly, il faut être généreux pour se faire remarquer…

Le bar est grand, mais tout le monde s’entasse sur une piste de danse déjà surpeuplée…les gens dansent avec un visage sérieux, mais lèvent parfois la main en l’air comme PL au club 36, mais un peu plus dans le rythme parce qu’ils se soucient encore du regard des autres…

Ceci dit, beaucoup apprécient cet endroit et pensent, comme Jean Jacques Goldman, que la musique est bonne. Des DJs de classe internationale sont régulièrement invites pour divertir la foule qui n’en demande pas moins…exigence est parfois gage de qualité…

Bref, un endroit a conseiller aux amateurs de musique électronique…a noter que le bar a été rénové et que le menu du resto a été refait par un chef espagnol, sur un nouveau concept : une grande table centrale - concept devenue très tendance a NY – qui permet des aller-retour entre les tapas, le bar, et la piste…

A essayer donc…

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Dragonfly: Graha BIP, Jl. Gatot Subroto 23, Jakarta 12930

Class : High Class.

Nakal : Non

Originalité : le premier club house music/tapas de Jakarta

Note : 5/ 10.

Sunday, May 11, 2008

Iguana (par SZ)

(Parlé)
- Steeve, serais-tu un iguana ?

(Chanté)

- Oui ! Je suis un iguanaaa, wohoho !



Nous sommes en plein Menteng, l'un des quartiers les plus aisés de Jakarta. Vastes maisons et résidences luxueuses.
Et au milieu de tout ça, l'Iguana...


Un bar dangdut dans toute sa splendeur.
Sombre, pas toujours très propre. Décor pas très bien entretenu, briques apparentes...

Les tonneaux en guise de tables : c'est ça, l'esprit Iguana.

12 musiciens semblant s'ennuyer sur scène, piste de danse majoritairement fréquentée par des prostituées "ayam kampung" et leurs clients bedonnants...


Volume sonore saturé, grand dancefloor parfois vide...
Clientèle intrigante et accueillante, beaucoup de blabla entre les chansons, morceaux de 11 minutes...
Le téléphone portable d'un membre du groupe posé sur un ampli qui génère un bruyant "ticitic ticitic" en plein milieu d'un morceau alors que l'appareil reçoit un SMS...

A l'Iguana, on dit que l'espace est un luxe.

Mais alors, vous me demanderez, qu'est ce qui fait de cet Iguana un incontournable de Jakarta ?
Et là je vous réponds sans hésiter : la terrasse !


Ambiance tamisée, lumière rouge, sol en béton...
Arbres, tables avec de magnifiques parasols ...
Au son des appareils de climatisation du bar et des voitures qui passent...
Pleine vue sur la superbe Jalan Soeroso, une rue pas très belle et assez encombrée...
Cette terrasse est en fait majoritairement fréquentée par des prostituées qui font une pause entre 2 danses...


Important : Ce bar est par ailleurs le premier où j'ai réussi à obtenir une version live de ma chanson dangdut préférée : "Sun sing suwe" d'Ike Nurjanah.

Allez une dernière bière au bar, pour la route...

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Lieu : Hotel Menteng, Jalan R.P. Soeroso, Cikini.
(Ne pas confondre avec l'hotel Menteng II, dont l'apparence est identique, mais dont le bar est le Tiga Kuda - cf. revue de TO)

Class : Low Class.

Nakal : Normal pour un bar dangdut.

Originalité : Karaoké à l'étage (je n'ai pas osé aller voir).

Note : 8 / 10.

Sunday, May 4, 2008

L'Asmoro ou l'initiation à l'univers Dangdut (par SZ)

Ce bar est une bonne image de Jakarta : Il faut patiemment apprendre à l'apprécier.

Comité d'accueil

La première fois qu'on franchit la haie d'honneur de prostituées pour rentrer dans l'étroite porte sombre de la triste Jalan Blora, on est un peu effrayé ("Attention à ne pas faire tomber votre téléphone portable, vous ne le retrouverez pas" m'a dit un jour mon chauffeur de taxi en arrivant dans cette rue). Une musique répétitive et assourdissante qu'on ne connaît pas est jouée par une ribambelle de musiciens qui ont l'air de s'embêter et une chanteuse criarde. Les clients semblent bizarres et c'est plein de prostituées, surtout sur la sombre piste de danse. Le décor est glauque et un peu sale. Au secours!


La seconde fois qu'on va à l'Asmoro, on est complètement bourré, vue la première impression qu'on en garde. Alors, on s'en fout, on commande de la bière et on se risque sur la piste de danse au milieu des filles, essayant d'appréhender les pas de danse de cette musique qu'on ne maîtrise pas, au rythme bizarre et qui fait un peu mauvais genre. Heureusement, des gars semblant bien éméchés (portant souvent moustache ou casquette) nous donnent quelques leçons de déhanché. Bien vite, l'euphorie de l'alcool aidant, on se retrouve sur scène à jouer du djembe ou du gamelan (percussion indonésienne).


La troisième fois qu'on va à l'Asmoro, on veut faire découvrir ce lieu à quelqu'un à qui on a dit un jour où on avait trop bu 'Il faut absolument que tu vois ça !'. Alors, pour essayer de lui prouver que c'est bien, on se persuade que c'est pas si mal. On attache de l'importance à ce qui nous a jusqu'alors échappé. Oui cette musique fait mauvais genre, mais au fond, est-ce qu'elle n'est pas belle ? N'a-t-elle pas l'innocente expression d'une timide plainte, mystique, envoûtante ? Et ces filles du kampung un peu vulgaires qui dansent et viennent nous servir nos bières, jamais elles n'ont eu d'attitude racoleuse, est-ce que ce sont vraiment des prostituées ? (et est-ce une question si importante ?) Et ces gens 'bizarres' qui sont là, est-ce qu'ils ne viennent pas juste pour s'amuser ? Ne serait-on pas à un genre de bal musette ?


La quatrième fois qu'on va à l'Asmoro, on l'aime. On connaît quelques morceaux dangdut qu'on demande en song request, la piste de danse ne nous fait plus peur car on sait qu'on ne sera pas la victime de mauvaises intentions. On danse et on rit. On découvre aussi que le flûtiste a en stock 30 modèles différents de son instrument, et on constate que le tube dangdut 'Kucing Garong' (le chat voleur) n'est pas plus répétitif et criard que 'Bliss' de Muse ou 'Special K' de Placebo.

L'Asmoro : Pas de Madame, mais bien un Monsieur Pipi


Lieu : Jalan Blora, rue adjacente à Sudirman (proche de Plaza Indonesia)

Jalan Blora, ses sate et ses Bajaj...

Class : Low-class

Nakal : Un peu

Originalité : Prévoir 3.000 Rp. de rab pour payer les mouchoirs qu'on vous servira de force.

La propreté : un credo de l'Asmoro
(Observez aussi le peigne libre service : un concept Asmoro)

Note : 7,5 / 10

Thursday, April 17, 2008

Le Red Square

Le Red Square

The Red Square, la Place Rouge en Francais, ou Krasnaya ploshchad en Russe - appelée a l'origine Pozhar - a pris sa forme actuelle sous le règne d'Ivan III, en 1493, et est devenue depuis l'une des places les plus célèbres du monde avec la Grand Place eud' Roubaix. Contrairement a ce que l'on pourrait penser, la place rouge ne tire pas son nom d'une quelconque référence au communisme ou a la couleur des briques avec lesquelles de nombreux édifices environnants ont été construits, a l'époque de la vague d'immigration chti qui a déferlé sur l'Europe de l'Est propageant la culture brique rouge-mullet-tunning dans toute la future URSS. Non, ce nom vient en fait de la traduction du mot russe krasnaya, qui peut signifier Belle, mais aussi Rouge.

En tapant Red Square sur le Google Indonésien, le premier lien a s'afficher ne fait référence en aucune manière a Ivan III ou au Pozhar, mais a un bar a Vodka nakalo-classe de Senayan, célèbre pour le jonglage de bouteilles enflammées des serveurs, le déhanché de la serveuse, et l'abondance de jeune femmes court-vêtues qui dansent sur la table centrale. Malheureusement, a Jakarta, Red Square, ca évoque plutôt ca… J'imagine bien les jeunes ados indonésien de passage a Moscou s'exclamer : « Nan !!! Énorme, regarde cette place, elle s'appelle comme le bar de Senayan Arcadia !! »


Quand je pense a la place rouge, je pense plutôt Kremlin, KGB, espionnage, James Bond…le voila le lien : James Blond, alias Mr. X, qui a fait du Red Square son terrain de chasse favori, son Berlin Est…le blackberry y est devenu une arme absolue que Mr. K n'est pas prêt d'oublier, lui qui avait ose prétendre infiltrer le réseau de Mr X (voir les soirees de Mr Konard)…

La première fois que j'ai entendu parler du Red Square, c'était en ces termes : « c'est trop bien, les gens dansent sur la table et tout… » je pense que ce qu'il voulait dire c'est « les gens dansent sur la table et… et c'est tout »… parce que c'est a peu prêt tout ce qu'il y a a dire sur le Red Square, probablement l'un des bars les plus surestimés de Jakarta…si je monte parfois sur la table, ce n'est pas pour faire admirer mes pas de danse diaboliquement funky et chaloupes, c'est juste qu'on y respire mieux qu'en bas, au milieu de cette foule éclectiquement pathétique qui perd toute raison et manières au dépends de ses plus vils instincts, réveillés par la vision incessante et indécente de petits culs se trémoussant sur la Table.

Au Red Square, il faut être encore plus torché que les bouteilles en feu pour s'y amuser…si bien que le lendemain au reveil on risque de ne plus se rappeler qu'on s'y est amusé jusqu'à ce qu'on s'aperçoive en allant pisser qu'il y a une brosse a dent dans la salle de bain qui n'est pas a toi…

Sunday, April 6, 2008

Classic Club ou "Bunker" (par SZ)

Tout commença lors d'une soirée chez celui qui est connu sur ce blog sous le nom de Mr. X (et qui n'a toujours pas posté une seule revue sur ce blog, alors qu'il se barre bientôt... Bon sang mais tu te fous de qui Mr. X ?!).
Bref, à l'approche de la fin de cette soirée, quelques bouillonnants lurons ne comptèrent pas en rester là. Mais où aller ?
TO avait un bar en stock, dans le bloc-notes de son portable : "Bunker : bar à tester, du côté de Pasar Baru"... L'idée d'aller dans une boîte surnommée "Bunker" m'intrigue. Ayo !

On demande au Blue Bird de nous conduire à l'hôtel Classic, sourire illuminé du bonhomme. Vous savez, ce genre de sourire qui signifie "Ah OK, je vois bien le genre, bande de coquins !". Il va même jusqu'à signaler sa destination par la fenêtre de sa voiture à ses collègues au repos. Ca commence bien...

Le cadre du bar est surprenant. Tout en long. un côté lumineux / billard / lounge / toilettes, un côté sombre / piste de danse / DJ. Entre les deux, le bar et une espèce de grande sculpture bizarre. Et partout, des putes. De toutes les nationalités (et essentiellement des pays situés entre la Pologne et les Philippines). Et puis, des clients pour les putes (en majorité d'origine chinoise).

Le fermier dans son pré.


On requête Ketahuan, The Shadows, 2 trois trucs, et puis bon, bah voilà quoi, on a vite fait le tour en fait...

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Lieu : Classic Hotel, Jl. K.H. Samanhudi 43-45, Pasar Baru.

Class : Mid-High.

Nakal : Oui.

Originalité : La sculpture !!

Note : 3 / 10.