Friday, July 20, 2007

The Black Pearl Martini Bar and Lounge (par Mr R.)

- Ca pue

- Et c'est loin

Lieu :

Permata Hijau Square

Class :

No class

Nakal :

Non, mais plein de pétasses qui cherchent du bule

Originalité :

Bar le plus prétentieux de Jakarta... Conseil au proprio : Achète des enceintes qui portent jusqu’au fond de la salle, justifie tes prix, revoit la déco, met un vrai DJ, rapproche toi du centre de Jakarta, et surtout ne nous ruine pas la fête du 14 juillet 2008 une nouvelle fois en organisant une fête dans ta merde de lounge si c'est pour zapper Michel Sardou

Note :

0/10

Wednesday, July 18, 2007

L’Oishisha ou les dangers de l’alcool en semaine

Je sais plus pourquoi on était venus. Je crois qu’il y avait une soirée spéciale, et au final on était pas plus d’une vingtaine dans le bar... Je me dis merde alors, mais je suis soulagé quand je vois trois bouteilles de Vodka sur la table. Il y avait une super promo 3 pour le prix de 2 alors forcément... CM avait dit qu’on en ouvrait une ce soir et qu’on embarquerait les autres. Ca me semblait raisonnable puisqu’on était que 4 à vraiment boire ce soir là...

On était bien sur les petits coussins, posés autour de la table à discuter...à se servir des verres sans trop regarder... Vu le peu de monde dans le bar, on a commencé à proposer des request au DJ, et à laisser nos corps s’exprimer au son de la techno :) Très vite, un groupe d’Indo a suivi, et comme je suis généreux quand c’est pas moi qui régale, j’ai proposé à une fille de trinquer avec nous... Pas de chance, sa copine pas jolie était en embuscade, juste derrière, et elle a pris l’invitation pour son compte... On l’a vu 10 fois au moins se servir des shots si bien qu’on a du ouvrir la deuxième, puis la troisième bouteille... Et nous aussi on commençait à enquiller pas mal, parce qu’on voulait pas qu’elle nous boive tout alors on se dépêchait de se resservir... Autant dire qu’on en menait pas large à la fermeture...

Au retour, petit détour par Manggarai pour montrer a VB qu’il n’y a pas que des bencong (travestis indonésiens) sur les rails et on se rentre après ça...


Le lendemain, cuite monstrueuse:

- Email de PL pour se plaindre de la boue et des traces de vomi sur sa caisse.

- Email magnifique de VB sur le Bibendum chou à la crème.

- Email de CM expliquant sa surprise de s’être réveillé tout seul dans une bagnole à 4h du mat' à Manggarai.

Wednesday, July 11, 2007

Les Rails de Manggarai (par Mr. K)

Les rails de Manggarai! Les Rails de Manggarai! Gueulait DG alors qu’on nous poussait vers la sortie de l’Everest, peut-être le 8ème bar de la soirée… On était tous un peu éparpillés, moi en train de pisser, les autres en train de vomir, mais en reconnaissant la voix nasillarde du mâle, on s’est tous retrouvés. Et comme des ivrognes, on s’est mis a reprendre en chœur les paroles magiques, tapant des mains et criant tels des guerriers ivres de conquêtes et de tuerie.

En temps normal, quand on est bien éméchés, on termine au Blok M. Mais la, on en faisait la fermeture donc il fallait bien trouver un endroit encore plus trash. Et quitte à faire un tour dans le low du low class, autant choisir le pire. Deux voitures et zou, nous voilà donc partis a l’aventure!!

Pour ceux qui connaissent pas, les rails de Manggarai, c’est ça (Merci FV):

About 100 young Indonesian girls, aged from 13 into their early 20s, are competing to sell bottles of tea, soda and snacks, along with sexual favours, to a steady stream of men. The price of a bottle of tea is expensive - sometimes five times the normal price. But customers are really paying to chat, kiss and touch the girls until their drink runs dry.

If a customer wants to have sex with a girl, he makes arrangements with their pimp, but the teenager often doesn't get any extra money. The girls are paid just 100,000 rupiah ($A13.70) per month to work seven days a week from 7pm until the early hours of the next morning.

They also receive a 12,000 rupiah ($A1.60) commission from each customer, who pays a pimp 50,000 rupiah ($A6.80) for a package of two bottles of iced tea, a pouch of mandarins, a handful of peanuts - and time with the girl.” Source inconnue, par Olivia Rondonuwu.

Tout de suite, ça casse l’ambiance et c’est vrai que c’est du voyeurisme un peu crade, mais bourrés comme on l’était, ça nous a pas dérangés de danser les pieds dans la boue, avec les bencong qui essayaient de nous tirer nos vêtements, de se griller une petite clope, et de repartir vers la voiture en titubant.

J’y retournerais pas mais au moins on a vu ce que c’était.


Lieu :

Manggarai

Class :

Low-Low class

Nakal :

Oui, très.

Originalité :

Le pire lieu d’entertainment de Jakarta

Note :

1/10

Sunday, July 8, 2007

Le Mille’s Executive Club (par TO)

Le Mille's Executive Club est une des boites les plus sympas de Kota. Située à Lokasari, c’est probablement celle du coin qui attire le plus de bule hormis le Stadium. Les deux endroits fonctionnent comme un tandem: Le Mille's ne se remplit que très tard, vers 7-8h du matin alors que le stade se vide. La traversée vers Lokasari est difficile: au contact de la chaleur et de la lumière du jour, beaucoup de clubbers se désagrégent et ne parviennent pas à leur but. Les plus chanceux, qui ont su se protéger en achetant une bouteille d’ Aqua, arrivent dans un endroit atypique. Il y a deux salles au Mille’s, qui sont deux univers différents. Dans la plus grande, on joue de la Techno Kota dans une grande salle extrêmement sombre, qui ressemble à une immense tribune. Au centre, surélevé d’un étage, se trouve le DJ, qui est toujours une fille plutôt jolie qui danse comme une greluche et se charge de changer de CD toutes les heures. La piste de danse est étroite, mais rarement pleine. Il y a aussi un podium assez haut, que seul CR a déjà du essayer. Enormément de prostituées, dont certaines probablement mineures.

Avant d’accéder à l’autre salle, on peut boire un verre au bar, en observant la faune. Comme au Millenium, il y a un aquarium géant avec des petits requins à l’intérieur. Encore un truc, il y a un escalier… personne ne l’a jamais pris… On sait pas où il va mais des meufs le montent et le descendent toutes les 30 secondes.

L’autre salle, plus petite, est vraiment pas mal, enfin ça dépend des jours, et de l'heure surtout. Il faut y aller vers 10 heures du matin sinon c'est un peu pourri. La musique change, mais c’est de la house le plus souvent. A une époque, il fallait laisser nos yeux 5 bonnes minutes pour qu’ils commencent à s’habituer à l’obscurité, et pour qu'ils commencent à distinguer des formes. Aujourd’hui, ça va mieux, on peut se promener sans se cogner contre quelqu’un toutes les 20 secondes. Le Mille’s, ça dépend vraiment des jours, mais on peut vraiment s’y amuser, à condition d’avoir la forme. Ce qui est pas fastoche, je le reconnait, sachant que la boite ne démarre qu'au petit matin...


Mille's - La petite salle un samedi à 16H

Mille's - La grande salle un samedi à 16H

Mille's - Vue depuis le parking

Lieu :

Lokasari

Class :

Low- Mid class

Nakal :

Oui

Originalité :

Quasiment toujours ouvert (par exemple le mardi a 13h) et assez plein. C’est le meilleur after de Jakarta. A faire après le Stadium.

Note :

7,5/10

Thursday, July 5, 2007

Les soirees loose de Mr K, episode I : Babyface, Beyond, Vertigo (ou le Hat-Trick manqué de Mr. Konnard...)

Il y avait une soirée spéciale au Babyface (fermé depuis). Je connaissais pas l’endroit mais on m’avait dit que ce serait super, avec sexy models, célébrités et open bar. Donc bien sûr j’y vais. J’y retrouve l’Allemand (alias je-paye-et-j-assume) avec sa petite copine, Deena, Public Relation du Babyface. Les PR, ça dépend des bars, mais on sait jamais trop bien si c’est des prostituées ou pas. Celle-la, c’était quand même limite, genre je me bourre la gueule et je vais me faire un gros gang bang ce soir.

Mr. X arrive, sortant du taf avec un mec de son bureau. Il est chaud comme la braise, tout émoustillé par Deena qui fait vraiment sa chiennasse avec tout le monde… L’Allemand aussi est pas mal, il a envie de me refourguer sa copine pour être libre la soirée.

“- En plus elle met un stérilet donc t’es pas obligé de mettre de capote. Fonce franchement, moi je peux pas me limiter à une seule…” qu’il me fait.

La soirée continue, ambiance hyper chic, avec des défiles, des danseuses, des caméras de télé, des photographes… A un certain point, Mr. X se décide à attaquer un petit groupe de filles assez mignonnes et s’attache à l’une d’elle. En bon charognard, j’arrive 1 heure après, n’ayant pas eu de succès en solitaire, et récupère une de ses copines. On veut aller chez Mr. X pour terminer la soirée, mais les filles veulent aller au Beyond voir des amis.

Arrivés au Beyond, il y a pas grand monde, on se pose sur le sofa. Je prends rien, j’ai pas de thunes ; la fille regarde les prix, et demande un Long Island à Rp. 110 000. Putana... Et elle se barre pour parler a ses potes. Je la sens vraiment pas nette… elle ressemble à une fille plutôt bourge, mais avec une mentalité de prostituée. Au bout d’une demi heure, je lui demande si elle veut rester longtemps, elle me dit oui parce qu’elle est encore sous ecstasy. Cool, c’est bon à savoir… A ce moment là, j’ai abandonné, et Mr X aussi peut-être parce qu’il est en train de brancher une autre fille. Il y a une petite troupe d’indo qui arrive, avec deux meufs, alors je vais par là-bas et je commence à leur parler. Petit à petit on commence à s’incruster chez eux, avec l’accord tacite des filles.

Je sais plus comment ça s’est engagé ensuite, il y a eu les mauvais regards d’un gars vraiment baraqué, et sans qu’on fasse rien, on a les videurs qui viennent nous dire qu’il faut qu’on parte de la boîte, qu’on est pas les bienvenus. On pige pas trop, on commence à s’énerver mais les videurs deviennent plus insistants alors on dit c’est bon, on se casse. Avant de partir, on leur fait un petit fuck… Vu qu’on est pas en surnombre et que tout le monde est un peu éméché, on accélère la sortie, on choppe le premier taxi qui passe et on lui dit cepat (vite !), tout droit !… Mais voilà qu’on voit les deux filles du groupe d’indo qui sortent, nous arrêtent, et montent avec nous…


- Mr. X: Who’s that guy anyway? Why he kicked us out?

- One of the girls: He is the manager of Dewa, he kicked you out because he is just a fucking asshole that’s all!

- …

- Moi: Heu Mr. X, c’est quoi ces meufs? C’est des putes tu crois?

- Une des filles: Attention Monsieur, je parle le français moi !!!

Bon bref, une discussion bien engagée, et cette fois on se dit on les ramène chez Mr. X. On se sent comme des super héros qui viennent de délivrer leurs princesses et, on pense, moi du moins, que l’affaire est dans le sac. Mais elles veulent aller au Vertigo… “Vous êtes sûres les filles? C’est déjà 4 heures merde…”

Le Vertigo est en train de fermer mais l’entrée est toujours payante. On va aux chiottes trente secondes, et quand on revient y a des touristes tout autour de nos deux protégées… Au point où on en est, moi je m’en branle mais Mr. X est plus contrarié. En sortant de la boîte, c’est la bagarre générale pour les récupérer. Je dis à Mr. X de pas faire le crevard, alors on prend un taxi et finalement elles montent avec nous. Elles nous demandent de les ramener à Kemang. Ce qu’on fait, et on tente rien. Comme deux cons, il est 5h, on vient de se taper 30 min de taxi pour les ramener et on leur dit juste bonne nuit. On s’endort dans le tacos, Mr. X rentre chez lui, moi je poursuis au Stadium.

Epilogue:

Il se trouve que 4 mois plus tard, j’ai revu la fille du Babyface, celle qui était sous taz, au Zen Club, ou elle exerce la profession de prostituée de luxe.

J’ai aussi revu une des filles du Beyond au Red Square à plusieurs reprises. Un petit baiser vole quand même, sans suite, qui inaugurait ma période de disette de Août 2007.

Deena et un ami ont concrétisés. Pas besoin de stérilet, la dame avait ses règles.

Lieu :

Babyface : Sarinah, a cote du Cinéma XXI

Beyond : Vers Kemang

Vertigo : 17eme étage de Plaza Semanggi

Class :

Babyface : Mid-class

Beyond : Low-Mid Class

Vertigo : Mid-High Class

Nakal :

Non

Originalité :

Babyface : Fermé

Beyond : Le management vire les gens sur requête

Vertigo : Belle vue, bonne techno, bon sound-system, salle RnB (X-Lounge) au dessous, un peu passe de mode aujourd’hui

Note :

Babyface : 3/10

Beyond : 2,5/10

Vertigo : 7/10


Sunday, July 1, 2007

Le Millenium, ou j'ai plus de tympans (par TO)

Le Millenium est la boite la plus populaire de Kota parmi les indonésiens et aussi l’une des plus grandes. Vous, ça vous amusera sûrement un peu, mais vous n’y tiendrais pas bien longtemps. Elle se situe au commencement de Kota, à la frontière entre le bon Jakarta et le mauvais Jakarta. A partir du Millenium, on passe aussi de Gadja Mada à Hayam Wuruk, avec ses maisons prêtes à s’écrouler, ses ruelles sombres qui s’enfoncent dans les kampungs, et puis ses stands de viagra tous les 5 mètres …

Il n’y a pas énormement d’étrangers, pas du tout même. Ce n’est pas un endroit crade pour autant : la clientèle est aisée, beaucoup de chinois, et les prix dans la catégorie moyenne. Le gros hic de l’endroit en fait, c’est la musique : de la techno chinoise, c'est-à-dire pour simplifier des remixes de tubes connus auxquels on ajoute un beat extrêmement rapide. Pour les amateurs, c’est ici qu’on trouve les DJ les plus connus, et la musique est une référence pour les autres clubs. Pour les autres, à moins d’être défoncé c’est dur d’apprécier. Perso, ce n’est pas faute d’avoir essaye mais j’arrive toujours pas a danser dessus … trop speed putain… même après 5 red bulls j’ai toujours l’impression de danser du reggae sur de la makina. Alors en général je reste assis en buvant une bière, et comme on peut pas vraiment discuter, on se fait vite un peu chier. Quelques années en arrière, le Millenium était aussi répute pour posséder le sound system le plus fort d’Asie. Ca peut sembler étonnant mais c’est très possible… un verre pose sur une table sautait alors dans tous les sens et donc il fallait le garder constamment bien serre dans la main pour pas qu’il tombe. Encore aujourd’hui, le volume sonore est tel que l’on peut a peine parler.

La discothèque principale est immense ; la plus grande salle de Jakarta certainement, et elle est pleine le plus souvent, même en semaine. Le décor est surréaliste, en particulier pour celui qui ne connaît pas encore les clubs de Kota : DJ surélevé, écrans géants, aquarium, balcons, sculpture, etc… Le podium...il est accessible par les cotes de la scène et assez spacieux au final, la position debout y est généralement interdite...pourquoi ? Peut-être parce qu’on risque de voir que la potiche qui est derrière les platines n’est pas vraiment DJ. Enfin, au moins, on s'y fait chier assis. Très bon souvenir du flic de Beverly Hills, le plus beau remix qu’il m'ait jamais été donne a entendre, au moins 4 touches au synthé, une merveille…

Contrairement au Stadium ou on est tranquille, les prostituées viennent assez facilement parler aux clients, en tout cas les moins belles. Ca occupe un moment, jusqu'à ce qu’elle réclame à boire ou de l’ecstasy. Il faut lui sourire alors, et lui dire ngak boleh… en général elles comprennent et vont ailleurs…

Beaucoup de filles au Millenium, quasiment toutes des prostituées qui travaillent dans les autres bars, clubs, karaokés ou salons de massage de Kota et viennent ici après/avant de travailler. Il suffit de demander a n’importe quelle fille qui bosse dans ces trucs quel est son endroit préféré pour sortir et invariablement elle répondra le Millenium. Ca doit être ça le choc culturel, parce que vous, une fois dans l’ascenseur, vous savez que vous ne reviendrez plus.

Lieu :

Gadja Madah Plaza

Class :

Mid class

Nakal :

Oui

Originalité :

Difficile de ne pas trouver de la drogue, pétards légers et dégueux mais quand y'a que ça… Volume sonore impressionnant

Note :

5/10

Monday, June 25, 2007

Le Romance Café, The Jakarta One Desire (par FV)


La Romance, style littéraire qui transcende le réalisme et l’histoire afin de présenter un idéal universel suit souvent une trame relativement simple: un héros combat un ennemi démoniaque et machiavélique qu’il parvient finalement à vaincre après moult drames et péripéties. Le sus-nommé héros entreprend une quête à la poursuite d’une noble et juste cause. Cette quête comporte 3 étapes: un dangereux voyage, une épreuve centrale qui permettra de déterminer s’il a les qualités requises pour être le héros tant attendu et finalement, un retour au point de départ. Il y a presque toujours un personnage féminin qui attend désespéremment d’être secouru.

Par une morne soirée de musim panas sa mère (saison chaude en Indo), ma quête d’une occupation professionnelle me mena droit au café Romance. En ce lieu depuis longtemps abandonné par l’esprit chevaleresque, n’attendez point de prose lyrique narrant les exploit de preux chevalier accourrant au secours de gentes demoiselles, loin de là… Plutôt de solides mesdames à la voix rauque et caverneuse qui attirent irrésistiblement les regards sur leur excroissance glottale protubérante.

Après un épique voyage en Ojek (moto-taxi), me voilà arrivé dans l’antre de la diabolique Feby, ma future boss?, que je vais devoir affronter lors d’un combat singulier pour espérer décrocher le poste tant convoité: en l'occurence figurant dans un sitcom. Une sous-quête imprévue s’impose alors à moi après que j'eus observé ses traits marqués et sa gorge toute masculine: préserver ma réputation! Mais diantre, que je suis effrayé ma race! Je veux lui serrer la main, elle réclame une bise, s'approche... et c'est le drame, confusion ou préméditation? , ses lèvres effleurent les miennes... Elle me dit que je suis mignon, j'ai envie de pleurer, je n'en peux plus... La sortie est proche, peu importe ma mission, je m'enfuis!

Après ce terrifiant affrontement, me revoilà à mon point de départ : pas de boulot... putain fait chier... puisque c’est comme ça, je rentre à la maison mater les Sopranos …

Comme dans toute histoire de Romance qui se respecte il y a toujours un personnage presque féminin…

Lieu :

Jalan Jaksa, a cote du Piss Salon et en face du bistrot Ya Udah

Class :

Low-mid class

Nakal :

Non

Originalité :

Beaucoup de dames avec une excroissance glottale suspecte et la voix de Barry White

Note :

0/10

Monday, June 18, 2007

My Bar ou l'étoile déchue du Blok M (par TO)

Un bar à hôtesse, typique en Asie du Sud-est. Pendant la semaine, c’est bien simple, il y a toi, tes potes, et 150 filles. On a l’impression d’être les invités d’une fête privée dans laquelle il n’y aurait que des meufs : elles jouent au billard entre elles, dansent, discutent, et surtout, elles guettent le mâle. Lui, il arrive sur le tard, comme un prince charmant mais en plus gros, couperosé et binoclard. Il est tout heureux d’être au centre de l’ attention alors il se fend d’un sourire de petit gamin. La plupart du temps, c’est un anglo-saxon . L’endroit est fait pour eux avec la bière pas chère, le billard, les fléchettes et les matches de Premier League à la télé. Pas beaucoup de français donc ; peut-être qu’ils devraient installer un babyfoot...

Ils ont presque tous la même gueule ces gens-là. Ils sont pas beaux et mal fagottés. A l’intèrieur aussi on les sent pourris. Ils ont beau faire les machos, ça trompe personne. On voit qu’avec les filles, ils sont pas très doués et puis que ce sont des braves gars mais ils sont pas très funky. Ce qui est choquant finalement, c’est qu’ils s’acceptent très bien comme ils sont. Ils en ont rien à foutre qu’on les voit avec une pute de 30 ans de moins qu’eux. On les sent même tous fiers de leur pouvoir sur les filles. C’est comme un gros fuck à la société, comme s’ils s'en foutaient de passer pour des porcs. Ils pèteraient dans un ascenseur bondé que ça les rendraient contents. La vérité c'est que malgré ça, ils m'amusent... j’arrive pas vraiment à les détester, ce serait tellement facile... En fait, je me demande toujours ce que je ferais quand j'aurais 50 balais. Alors je reste en retrait. Si ça leur remonte leur ego d’être les coqs d’un bar à poule, tant mieux pour eux.

Le bar n’est pas non plus horrible. On a beau deviner la misère humaine derrière le sourire de chaque fille, on fait comme elles, on boit, on oublie, et on s’amuse.


My Bar - Dancefloor


Lieu :

Blok M, Jalan Falatehan

Class :

Low-mid class

Nakal :

Oui

Originalité :

Le bar à chicks de Jakarta

Note :

4/10

Monday, June 11, 2007

NR Live Dangdut (par TO)

Le NR Dangdut Live, à l’hôtel Melati, c’est ce qui se fait de plus crade à Jakarta. En y rentrant, on a l’impression de visiter les ruines d’une ville bombardée. Les survivants se sont réfugiés dans les décombres et, la nuit tombée, ils prennent leurs instruments et se souviennent de la splendeur d’antan au rythme du Dangdut. L’hôtel devait pas être trop mal il y a quelques dizaines d’années, mais la, c’est vraiment la catastrophe … c’est a peine si il tient debout. Il est déjà tard quand on arrive sur les lieux, peut-être 3 heures du mat, après une soirée bien arrosée au Sun City.

Une petite ampoule suspendue à un fil éclaire le concierge endormi sur son desk. Sans ouvrir l’œil, il nous indique que le bar est au 1er étage, puis se rendort aussitôt. L’ascenseur ne marche pas ; il y a une grosse flaque d’eau devant la porte, et à l’intérieur s’amoncelle un gros tas de détritus. On se pincent le nez et on décide de monter par l’escalier, fissuré et couvert de crasse. On surprend un rat tout maigrelet qui se faufile depuis la porte d’entrée jusqu’à une fontaine en béton, visiblement inachevée puisqu’il y a encore des sacs de ciment tout autour.

Dans la salle, il n’y a que des filles. Elles ont l’air de bien s’amuser toutes seules : En nous voyant rentrer, elles se mettent à pousser des grands cris d’hystériques… C’est tellement bizarre et tellement vieux que je m’attend a ce qu’elles nous disent : Bienvenue Chevaliers, nous vous attendions … cela fait 150 ans que nous dansons sur cette musique en espérant qu’un client vienne … à présent, vous nous avez libéré du sort, etc… OK j’arrête mais mon cerveau était pas très bien à ce moment là… Je vois DN qui zieute la sortie alors j’anticipe et je sors en courant. Alors que je commence à retrouver mes esprits, j’entends des murmures au loin, qui résonnent encore dans mes tympans: « Revenez Chevaliers, il n’est pas trop tard …Venez goûter avec nous à la vie éternelle… » jusqu'à ce que les voix faiblissent et se perdent dans l’écho. Les chiottes sont tout un poème aussi, c’est tellement sale et moisi que je suis incapable de les décrire. Vérifiez par vous-même, fou rire garanti.

Lieu :

Hayam Wuruk, à l’Hotel Melati (en face du poste de police en arrivant a Harmoni)

Class :

Low-low class

Nakal :

Oui, sans plus

Originalité :

Dans l’hôtel le plus pourri de la ville, où les chambres sont quand même à Rp 130 000

Note :

2/10

Monday, June 4, 2007

Haze karaoke (par TO)

Le Haze est un karaoké qui est ouvert 24h/24. Rien que pour ça, il mérite une revue. Imaginez en effet notre joie, après avoir fait la fermeture des boites du Sud comme du Nord, de trouver un endroit qui comprend que les joyeux drilles que nous sommes n’avons pas forcement envie de retourner dans nos pénates à 6h du mat, même un mercredi matin. Il se trouve à Lokasari, entre karaoké n°81 et karaoké n°238, et juste derrière salon de massage n°65. A 6h, la réceptionniste, déjà plus toute fraîche, nous indique que les salles se trouvent à l’étage. Nous procédons et arrivons dans un genre de petit bar, avec quelques filles, quelques clients, et beaucoup de serveurs. On est pas servi tout de suite pour autant. Les mecs doivent croire qu’on est juste là pour rester debout les mains dans les poches. Ils sont surpris qu’on leur demande une salle de karaoké. Pendant qu’on attend, on entend de la techno a fond qui vient de presque toutes les chambres. Les gens viennent ici comme dans un after, encore sous ecstasy, en attendant que retombe l’euphorie. Nous, on va se contenter de chanter pour aujourd’hui. Les salles n’ont rien de spécial, si ce n’est que la musique est tellement forte qu’elle couvre complètement notre voix. C’est bien on peut beugler autant qu’on veut personne se rend compte qu’on chante à côté de la plaque. Les enceintes saturent vite , mais ce n’est pas assez pour nous empêcher de dormir. On se réveille 10 heures plus tard, il est 17h de l’après midi, on se rentre.

Lieu :

Lokasari

Class :

Low class

Nakal :

Oui, sans plus

Originalité :

Ouvert 24h/24, 7j/7

Note :

4/10